750 grammes
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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:40

Muhammara.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Avec le soleil me revient l'envie de faire la cuisine et d'essayer de nouvelles recettes. Le printemps a l'air de s'installer "pour de vrai" et il est temps de trouver ou retrouver les légumes du printemps et de l'été. Aujourd'hui, j'ai préparé un "dip" de poivrons d'origine syrienne qui est servi un peu partout au Moyen-Orient, le muhammara. Je vous en donne la recette.

 

 

 

 

Muhammara

 


Pour un grand bol de muhammara :

 

1 kg de poivrons

125 g de cerneaux de noix

2 cuillerées à café de graines de cumin

2 cuillerées à soupe de mélasse de grenade

2 gousses d'ail

1 pincée de piment d'Espelette

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Sel

 

 

Faire griller les poivrons lavés sous le gril du four en les retournant de temps en temps jusqu'à ce que leur peau se détache. Les enfermer au sortir du four dans un sachet en plastique et attendre qu'ils refroidissent. 

Pendant ce temps faire griller doucement les cerneaux de noix et les graines de cumin dans une poêle jusqu'à ce que leur parfum se dégage. Réserver.

Peler les poivrons et enlever les graines.

Peler les gousses d'ail, enlever les germes. Écraser l'ail et un peu de sel avec la pointe d'un couteau.

Mixer ensemble les poivrons, les noix, les graines de cumin et l'ail. Ajouter la mélasse de grenade, une pincée de piment d'Espelette et l'huile d'olive. Saler si nécessaire. Mettre au frais et servir avec du pain libanais ou des gressins.

 

 

Et pour ajouter un peu de couleur, j'ai préparé aussi un hoummos à la betterave (cf. De la couleur pour l'apéritif ) et des rillettes de sardine (cf. Rillettes de sardine      )...

 

 

 

Muhammara, hoummos à la betterave et rillettes de sardine

 

 

Ce qui me fait penser à cette photo prise il y a quelques années chez des potiers à Fès.

 

 

Emaux-a-Fes.jpg

 

 

 

Il ne faut quand même pas oublier que nous sommes à l'atelier des couleurs!

 

 

 

A bientôt !

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:05

Porte d'entrée de Larressingle et pélerins

 

 

 

 

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vous propose de visiter celle que l'on appelle "la petite Carcassonne du Gers : Larressingle. Ce village est le plus petit village fortifié de France. Il fait aussi partie des "Plus Beaux Villages de France". Situé à l'écart de la Via Podensis (l'un des quatre chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle de France qui part du Puy pour arriver à Ostabat au Pays basque), Larressingle constitue une étape pour les pélerins, entre Condom et Beaumont sur l'Osse dans le Gers.

Larressingle est un très intéressant exemple d'architecture militaire du XIIIe siècle.

 

Au XIe siècle, le village n'est qu'un groupement de quelques fermes avec une église. L'abbé Hugues, fondateur de l'abbaye de Condom est héritier des Ducs de Gascogne. Devenu évêque d'Agen et de Bazas, il laisse sa charge abbatiale de Condom et fait don de ses terres de Larressingle à son successeur. C'est ainsi que les abbés puis les évêques de Condom sont devenus seigneurs de Larressingle.

Au XIIe siècle, une nouvelle église remplace l'église primitive.

 

 

 

 

Clocher-mur de l'église de Larressingle

Clocher-mur de l'église Saint-Sigismond 

 

 

 

Au XIIIe siècle, Français et Anglais se disputent la région et les bourgs sont fortifiés. Larressingle s'entoure de remparts et de tours. Le château est construit à la même époque.

 

 

 

Vue des remparts de Larressingle

Remparts et porte d'entrée de Larressingle

 

 

 

Le village ne sera jamais attaqué jusqu'en 1589 (quand les Huguenots s'en emparent), ce qui explique son excellente conservation jusqu'à aujourd'hui.

 

L'unique entrée se fait sous la tour centrale. Le pont comportait autrefois un double pont-levis.

 

 

 

Porte d'entrée dans Larresingle

Porte d'entrée dans Larressingle

 

 

 

L'enceinte se compose de plusieurs tours (8). Les fossés ont conservé leur profil.

 

 

 

Tour d'angle des remparts


 

Tour des remparts

 

 

Une tour d'angle


 

Tour des remparts

 

 

Remparts de Larresingle

Les tours et les remparts de Larresingle

 

 

 

Les maisons adossées à la courtine datent majoritairement du XVIIe siècle.

 

 

Larressingle

Larresingle - vue d'ensemble

 

 

 

Le château construit au XIIIe siècle est remanié au XIVe puis au XVIe siècle.

 

 

Fenêtres du château

Le château et une maison

 

 

Il est composé de trois étages, les deux premiers du XIIIe, le dernier du XIVe siècle. Au XVIe siècle, une tour pentagonale est ajoutée. 

 

 

 

Château de Larresingle

La tour pentagonale du château de Larressingle

 

 

 

Ses ouvertures sont des meurtrières au premier étage, des fenêtres rectangulaires au 2e et des fenêtres à meneaux au 3e étage. On peut voir aussi une fenêtre trilobée.

 

 

 

Ouvertures du château

Fenêtres du château

 

 

La-fenetre-trilobee-du-chateau.jpg

La fenêtre trilobée du château

 

 

 

Le château a été dépouillé de sa toiture au XVIe siècle quand les évêques de Condom décidèrent d'abandonner Larressingle au profit de Cassaigne. Depuis, il est à ciel ouvert.

 

 

L'église Saint-Sigismond, qui servait de refuge aux habitants de Larressingle, est au cœur du village. L'accès se fait par un portail roman à chapiteaux sculptés. Ce portail se situe à la base du clocher-mur. Le chapiteau de gauche porte deux rangs de feuillage.

 

 

 

Chapiteau de gauche du portail d'entrée de l'église

Chapiteau de gauche du portail de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

Dans celui de droite sont sculptés deux couples d'oiseaux.

 

 

Chapiteau de droite du portail d'entrée

Chapiteau de droite du portail de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

L'élargissement de la nef ayant été empêché par la construction du château, l'abside en cul-de-four a été percée pour ajouter un nouveau chevet plat permettant d'agrandir l'édifice. Le mur chevet est évidé entre deux contreforts.

 

 

 

Voûte de l'église Saint-Sigismond

 

 

Intérieur de l'église Saint-Sigismond

Intérieur de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

La colonne de gauche possède un chapiteau en relief portant deux lions, deux oiseaux et un personnage.

 

 

 

Chapiteau de gauche à l'intérieur de l'église

Chapiteau de gauche à l'intérieur de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

Celle de droite a un chapiteau orné de deux rangs de feuilles à larges nervures en saillie. Une frise à damiers court tout du long.


 

 

Chapiteau de droite à l'intérieur de l'église

Chapiteau de droite à l'intérieur de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

Les chapiteaux de la seconde partie représentent des feuillages de fougères et sont certainement un reste de l'ancienne église du XIe siècle.

 

 

 

Chapiteau aux feuillages de fougères

Chapiteau aux feuillages de fougères

 

 

 

Les vitraux datent du XXIe siècle.

 

 

 

Ouverture et vitrail

Ouverture et vitrail

 

 

 

Sortez vite de l'église après en avoir admiré tous ces éléments.

 

 

 

Entrée de l'église Saint-Sigismond

Entrée de l'église Saint-Sigismond

 

 

 

Le soleil vous attend dehors qui fait briller toutes les fleurs de Larressingle et la campagne alentour.

 

 

 

Des fleurs


 

Iris.jpg

 

 

La campagne dans Larressingle

 

 

 

A bientôt !

 


 

 


 

 


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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:21

Culture-de-melons-entre-Terraube-et-Mas-d-Auvignon.jpg 

 

 

 

Bonjour,

 

La devinette de samedi dernier vous a semblé difficile? Et pourtant vous avez tous vu ce type de paysage dans la campagne française et n'importe où dans le monde.  Comme l'ont dit Jean et Philippe, il s'agissait de culture sous serre.

La photo représentait plus exactement des "tunnels chenilles" employés dans le Gers (et certainement ailleurs) pour la culture sous abri du melon... de Lectoure bien sûr.

 

Les "tunnels chenilles" sont de petites structures simples et mobiles, composées d'arceaux disposés tous les mètres, recouvertes d'un film plastique qui servent pour le forçage des melons dans le Gers mais aussi de tous les légumes primeurs. La protection en plastique permet d'optimiser la température du sol. Les cultures sont plantées sur un terrain en pente pour un bon draînage.

 

La culture du melon dans la région de Lectoure est attestée depuis 1850. Elle prend son essor à partir de 1950. Le melon de Lectoure est une marque déposée. Les sols argilo-calcaires des côteaux des environs de Lectoure conviennent particulièrement bien à la culture du melon.

Les melons peuvent être cultivés dans cette région sous abri  ou sans couverture ce qui assure une récolte échelonnée de juin à septembre. Les plants de melons dits "tunnel" ou "chenille" sont mis en place en mars et récoltés en juin. Suivent les melons "paillages" dont les plants sont recouverts d'une toile de tissu puis les melons plantés sans couverture dont la récolte a lieu de fin août à début septembre.

La culture des melons sous abri temporaire se faisait autrefois avec des cloches en verre puis sous chassis de bois. Les "tunnels chenilles" ont remplacé les cloches en verre aujourd'hui et l'on peut ainsi voir dans cette région ce type de paysage au printemps. Cette photo a été prise en Lomagne, dans le Gers, au sud de Lectoure, entre Terraube et Mas d'Auvignon.

 

Je ne m'étalerai pas plus sur la culture du melon à laquelle je ne connais que ce que j'ai pu en lire mais vous propose de regarder quelques photos de Terraube et de Mas d'Auvignon, prises malheureusement entre deux averses de pluie. Ces deux villages, comme beaucoup dans le Gers sont des bastides ou castelnaux de l'époque médiévale. Aujourd'hui désertés du fait de l'exode rural, ils gardent cependant des trésors architecturaux, témoins de leur histoire tumultueuse : tours, portes, châteaux, églises romanes, remparts... Certains de ces trésors ont été laissé longtemps à l'abandon mais sont aujourd'hui réhabilités ou en cours de restauration. 

 

 

 

 

 Une des portes de Terraube

      Terraube - Une des portes de la ville

 

 

Rue-a-Terraube.jpg 

Rue à Terraube

 

 

Rosier.jpg

Volet peint en "bleu de Lectoure"

 

 

Tour-clocher-de-l-eglise-Saint-Martin-a-Mas-d-Auvignon.jpg

Tour clocher de l'église Saint Martin à Mas d'Auvignon

 

 

 

Abside-de-l-eglise-de-Mas-d-Auvignon.jpg

Abside de l'église Saint-Martin à Mas d'Auvignon

 

 

Eglise-Mas-d-Auvignon---detail.jpg

Eglise Saint-Martin à Mas d'Auvignon

 

 

Château de Mas d'Auvignon

Château de Mas d'Auvignon

 

 

Château

Une des tours du château de Mas d'Auvignon

 

 

 

Je vous reparlerai très vite de cette région magnifique qui mérite que l'on s'y attarde.

 

 

A bientôt !

 

 

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 09:00

Devinette-du-samedi-20-avril-2013.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Une nouvelle devinette ce matin : qu'est-ce que cette photo représente?

Vous serez certainement nombreux à la résoudre.

 

 

Bon week-end et à lundi pour la réponse !

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 11:56

Arche du Vieux Pont à Nérac

 

 

 

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vous emmène à Nérac, dans le sud-ouest de la France.

Nérac est la capitale du Pays d'Albret. Cette sous-préfecture du Lot-et-Garonne a connu son apogée à la Renaissance lorsque Marguerite de Navarre, reine de Navarre et sœur de François 1er, y établit sa cour. Elle y attire nombre de lettrés, d'érudits, d'humanistes et de précurseurs de la Réforme, comme Clément Marot ou Jacques Lefèvre d'Étaples. Elle nous dit dans ses mémoires : " faisant la plupart de ce temps là notre séjour à Nérac, où notre cour était si belle et si plaisante que nous n'enviions point celle de France".

 

 

 

Le Château d'Henri IV à Nérac

      Le château d'Henri IV

 

 

Sa fille, Jeanne épouse Antoine de Bourbon. Leur fils, Henri III de Navarre, affectionne beaucoup Nérac où il a passé une partie de son adolescence. Il se marie avec Marguerite de Valois (celle que l'on surnomme la Reine Margot), fille d'Henri II et de Catherine de Médicis. Ils résident ensemble à Nérac, de 1577 à 1582.

 

 

 

Bois de la Garenne

La Baïse au Bois de la Garenne

 

 

Henri III (de France) meurt sans descendance et c'est Henri III de Navarre qui devient Roi de France et de Navarre sous le nom d'Henri IV. C'est le premier des Bourbons.

Après sa mort, la ville huguenote tombe dans les mains des catholiques et perd son pouvoir politique. Mais elle retrouve le chemin de la prospérité au XVIIIe siècle grâce à ses tanneries, ses minoteries et le commerce de la farine vers les Antilles. Au XIXe siècle, la ville se transforme encore sous l'influence du baron Hausmann, sous-préfet de 1832 à 1840. 

 

On ne peut que penser à l'histoire quand on se promène dans Nérac. Les maisons des XIVe et XVe siècles du Vieux Nérac, les nombreux hôtels particuliers, les Jardins du Roy, le parc royal de la Garenne et ses nombreuses fontaines sont là pour nous la rappeler. Je vous laisse vous y promener.

 

 

 

Maisons du vieux Nérac

      Maisons du Vieux Nérac

 

 

Maison à Nérac

      Maison à colombages

 

 

Vue sur la Baïse et le Vieux Pont à Nérac

 

 

Vieux toits à Nérac

 

 

Le Vieux Pont de Nérac

      Le Vieux Pont de Nérac

 

 

La Baïse à Nérac

      La Baïse à Nérac

 

 

Ecluse sur la Baïse à Nérac

       Ecluse sur la Baïse

 

 

La Baïse et l'écluse à Nérac

 

 

Le lavoir de Nérac

Le lavoir de Nérac

 

 

Belle maison à Nérac

 

 

Glycine à Nérac

 

 

 

Promenez-vous dans le Bois de la Garenne, le long de la Baïse et admirez ses nombreuses fontaines. 

 

 

 

Sous-bois.jpg

 

 

Reflet dans la Baïse

Bois de la Garenne

 

 

Fontaine-du-Bois-de-la-Garenne.jpg   

Fontaine du bois de la Garenne 

 

 

Chalet du Bois de la Garenne

Kiosque du bois de la Garenne

 

 

Les-crues-de-la-Baise.jpg

 

 

 

Après avoir traversé le bois de la Garenne, allez voir le lavoir de Nazareth et promenez-vous dans ce quartier de Nérac où le temps semble suspendu...

 

 

 

Lavoir de Nazareth

Le lavoir de Nazareth

 

 

Ruelle à Nazareth

Ruelle de Nazareth

 

 

Ruine à Nazareth

Ruine du château de Nazareth

 

 

Fleur à Nazareth

 

 

 

A bientôt !

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 07:36

 

 

 

 

 

Makhila-d-honneur-1920.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Merci à tous ceux qui ont participé au jeu de samedi dernier. Et bravo à Isabelle qui, la première, a trouvé la bonne réponse et à tous ceux (ils sont nombreux) qui ont résolu cette devinette.

L'objet de la photo était facile à reconnaître pour les Basques et pour tous ceux qui possèdent un makhila. Elle représentait en effet la pique d'un makhila. Mais qu'est-ce qu'un makhila me diront tous ceux qui ne connaissent pas le Pays basque?

"En Pays basque, on appelle makhila un bâton de néflier ferré au gros bout avec une poignée garnie de cuivre ou de cuir et ayant une dragonne" (Fabre, 1869).

 

 

 

 

Planche-sur-les-makhila-de-Victor-Lhuer.jpg

Planche sur les makhilas de Victor Lhuer

(Visages du Pays basque - Éditions Horizons de France, Paris, 1942)

 

 

Carte-postale---Groupe-de-paysans-basques-a-Mauleon.jpg

 

 

 

Le makhila, c'est un bâton traditionnel basque fait d'une branche de néflier dont le manche est gainé de cuir tressé ou de métal (laiton, maillechort ou argent) que surmonte une rondelle de corne ou de métal. 


 

 

Pommeau-et-dragonne-du-makhila.jpg

Manche d'un makhila d'honneur de 1920 avec sa dragonne en cuir tressé

 

 

 

La base est gainée par un étui de métal travaillé que prolonge une pointe triangulaire. Sur cet étui sont inscrits le nom de l'atelier et l'année de fabrication.

 

 

    

Makhila-Leoncini.jpg   Signature-Ainciart.jpg

 

 

 

La pointe ou "trèfle" en acier assure une bonne accroche dans les sols des montagnes basques et sert aussi à équilibrer le makhila pour la marche.    

 

 

 

Pointe-du-makhila.jpg

 

 

 

Le manche se dévisse et sert de fourreau pour une pique d'acier qui fait office d'arme.

 

 

 

La poignée du makhila se dévisse

 

Pique du makhila 

      Pique du makhila

 

 

 

Le bois porte des nervures obtenues par des incisions faites au printemps sur le néflier.

 

 

 

Bois-du-makhila.jpg

 

 

 

Les fabricants de makhila sont très peu nombreux (je n'en ai recensé que trois au Pays basque français : Ainciart Bergara à Larressore, Leoncini à Bayonne et Etxebestia à Ibarolle). C'est un métier difficile qui se transmet de père en fils. 

La famille Ainciart Bergara de Larressore produit des makhilas depuis 8 générations. Je suis passée à l'atelier l'autre jour et ai photographié à l'extérieur les affiches expliquant la fabrication des makhilas (il est interdit de photographier à l'intérieur). Je vous en fait profiter.

 

 

 

Jean Ainciart devant son établi en 1924

      Jean Ainciart devant son établi en 1924

 

 

 

 

La fabrication des makhilas

 

 

Tout commence par la recherche en forêt des pieds de néflier (Mespilus germanica). Les tiges qu'ils portent sont scarifiées à la main à l'aide d'outils tranchants. Cette opération se fait au printemps.

 

 

 

Dessin-sur-pied-de-neflier.jpg

Dessin sur pied de néflier

 

 

 

Les tiges poursuivent leur croissance jusqu'à la fin de l'automne, époque à laquelle elles sont coupées.

De retour à l'atelier, elles sont passées au four.


 

 

 Four-de-campagne.jpg

 

 

 

Cette opération permet d'ôter l'écorce et de travailler les fibres pour rectifier le bois. L'écorce est enlevée par lambeaux. Le bois de néflier très chaud est alors d'une grande souplesse. Les dessins des incisions faites au printemps apparaissent. On parachève l'écorçage au couteau.

 

Le séchage qui doit nécessairement se prolonger plusieurs années peut commencer.

 

 

 

Séchage des tiges au grenier

Séchage des tiges au grenier

 

 

 

Une coloration (qui est un secret de famille) termine la phase de préparation du bois.

 

Le bois est enfin habillé avec des viroles de métal, laiton, maillechort ou argent. Celles-ci sont fabriquées et ornementées à la main et ajustées au diamètre du bois.

 

 

 

Ciselage-de-la-virole-copie-1.jpg

 

 

 

La poignée est gainée de lanières de cuir tressées ou tout en métal (pour les makhilas d'honneur). Elle se termine par le pommeau en corne ou en métal façonné au marteau. En dévissant cette poignée, on découvre l'arme, une pointe forgée. 

 

 

 

Soudure-a-la-forge.jpg

Soudure à la forge

 

 

Pointe-forgee-a-l-enclume.jpg

Pointe forgée à l'enclume

 


Travail-du-cuir.jpg

Le travail du cuir

 

 

 

Enfin, une dragonne en cuir tressé est ajoutée pour permettre de suspendre le makhila et éviter ainsi qu'il ne se déforme.

 

 

 

Dragonne-du-makhila.jpg

 

 

 

Le makhila de Larressore est le seul savoir faire au Pays basque inscrit à l'inventaire des Métiers d'Art (dans le cadre de la convention de l'UNESCO de 2003 visant à sauvegarder le patrimoine culturel immatériel). Il est labellisé EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) depuis fin 2011 et EPV Centenaire depuis 2012.

Si vous voulez en savoir plus ou commander un makhila (mais, tradition basque oblige, il faut vous le faire offrir par une tierce personne), je ne peux que vous conseiller d'aller visiter le site www.makhila.com/.

Vous pouvez aussi consulter le site d'Iñaki Alberdi qui a réintroduit en Espagne la tradition du makhila qui s'était perdue au Pays basque espagnol (http://www.makilasalberdi.com/).    

 

A bientôt ! 

 

 

 

 


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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 07:34

Devinette-du-samedi-13-avril-2013.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Savez-vous ce que cette photo représente?

 

A lundi pour la réponse... que beaucoup trouveront, je l'espère.

 

 

Bon week-end !

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 08:20

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Bonjour,

 

Le printemps est là, je vous l'ai déjà dit plusieurs fois mais, après ce long hiver pluvieux et particulièrement froid pour certains, je ne peux m'empêcher de le répéter pour m'en persuader. Et je vous propose d'admirer une des plus merveilleuses fleurs de printemps que je connaisse : les iris. Les iris annoncent une bonne nouvelle imminente. Pour moi, c'est l'arrivée du printemps.

 

Dans la mythologie, Iris est la fille de Thaumas et d'Electre. C'est la messagère de Junon et elle n'apportait que de bonnes nouvelles. En récompense de ses services, elle fut changée en arc-en-ciel, symbole du retour du beau temps. Pour les poètes, l'arc-en-ciel était la trace du passage d'Iris chargée de transmettre un message de l'Olympe vers la terre. Le mot latin iris, qui désigne la plante du même nom, signifie d'ailleurs "arc-en-ciel" (arcoíris en espagnol).

 

 

 

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Plantes à rhizomes ou à bulbes de la famille des Iridaceae, les iris poussent dans tout l'hémisphère nord.  

Sacrés chez les Égyptiens, ils sont devenus, sous le nom de "fleur de lys" le symbole de la royauté en France. La légende (très controversée) attribue ce choix à Clovis. Ce dernier, à la veille de la bataille de Vouillé (aux environs de Châtellerault) remportée sur les Wisigoths d'Alaric en 507, cherchait un gué pour traverser une rivière. Une biche lui montra le passage en traversant la rivière en un lieu où l'iris des marais abondait. Clovis aurait alors apposé l'iris sur ses armoiries.



 

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Iris des marais

 


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Iris des marais

 

 

Toujours est-il que cette fleur devint officiellement l'emblème de la royauté au XIIe siècle. Pourquoi l'a t'on appelé "fleur de lys"? Certains disent que c'était "la fleur de Louis" (Louis VII le Jeune qui l'avait mise sur son blason en 1180), d'autres affirment qu'à l'époque on appelait "lis" toutes les plantes herbacées à grandes fleurs.

 

 

 

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Dans la symbolique des fleurs, l'iris est utilisé pour séduire ou pour déclarer un amour. 

L'iris bleu annonce une bonne nouvelle et il permet de séduire amoureusement la personne aimée.

L'iris mauve exprime le désir de séduire alors que l'iris rouge exprime un amour ardent. 

 

 

Je vous propose d'admirer ces quelques photos d'iris que j'ai trouvées sur Flickr.

 


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Iris latifolia

 

 

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Iris versicolor

 

 

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Iris reticulata

 

 

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Iris reticulata

 


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Iris reticulata

 


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Iris germanica

 

 

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Iris germanica

 

 

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Iris germanica

 

 

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Iris germanica

 

 

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Iris germanica

 

 

 

A bientôt !

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 09:19

 

 

La-Skala-de-la-Kasbaha-Essaouira.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Non, la photo de samadi dernier ne représentait pas un bouton de porte ou un détail de poterie mais, comme l'a trouvé Philippe (bravo!), l'arrière d'un des canons alignés le long de l'esplanade de la Skala de la Kasbah surplombant la mer à Essaouira.

 

Je vous ai déjà longuement parlé de cette ville pleine de charmes qu'est Essaouira, l'ancienne Mogador, située au Maroc à l'ouest de Marrakech (cf.  Balade à Essaouira).

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le sultan Mohammed ben Abdallah décide de faire édifier une forteresse pour défendre la baie de Mogador. Il confie la tâche à un ingénieur français, Théodore Cornut, qui était son prisonnier. Ce dernier s'inspire de la ville de Saint-Malo et construit un ensemble à la Vauban.

 

 

 

 

La-Skala-de-la-Kasbah-dominant-la-mer-copie-1.jpg

 

 

La Skala de la Kasbah, énorme forteresse dressée face à l'océan se compose de remparts bordés de créneaux et d'un bastion circulaire. Sous les remparts, les magasins, destinés autrefois aux munitions et aux vivres, abritent aujourd'hui quelques artisans du thuya et surtout des boutiques d'artisanat. Sur l'esplanade, on peut encore voir les canons qui protégeaient la vieille ville de Mogador.

Achetés pour la plupart en Espagne, ils sont en bronze et le cuivre entrant dans leur composition venait du Mexique et du Pérou. Fondus à Séville ou à Barcelone, ils mesurent environ 3,25 m de long. Ils étaient conçus pour lancer des boulets de 10 livres à près de 1500 m.

 

 

 

Canon-a-Essaouira.jpg

 

 

 

Sur la majorité de ces pièces d'artillerie, on voit des noms évocateurs tels que Néron, Glorioso ou Léal et des armoieries gravées dans le bronze ainsi que des inscriptions relatant la commande du sultan.

 

 

 

Canon-avec-armoieries-a-Essaouira.jpg

 

 

Canon-dans-un-creneau-a-Essaouira.jpg

 

 

 

Je vous laisse continuer votre balade à Essaouira avec une photo de la Skala prise du port.

 

 

 

La-Skala-du-port-a-Essaouira.jpg

 

 

 

A bientôt !

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 08:19

Devinette-du-samedi-6-avril-2013.jpg

 

 

 

Bonjour,

 

Savez-vous ce que cette photo représente ?

 

A lundi pour la réponse.

 

 

 

Bon week-end !


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  • La nutrition en couleurs
  • Médecin nutritionniste, passionnée par la lumière et les couleurs, j'aime faire partager à ceux qui m'entourent mes connaissances en cuisine et en nutrition pour qu'ils puissent concilier santé, plaisir et gourmandise.
  • Médecin nutritionniste, passionnée par la lumière et les couleurs, j'aime faire partager à ceux qui m'entourent mes connaissances en cuisine et en nutrition pour qu'ils puissent concilier santé, plaisir et gourmandise.

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