750 grammes
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:18

 

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Bonjour,

 

Oui, c'est possible et vous êtes nombreux à le souhaiter. Je vous ai dit et répété depuis que j'ai ouvert ce blog que les régimes amaigrissants, même équilibrés, ne conduisaient qu'à des échecs et entraînaient souvent une reprise du poids après une perte initiale et rapide de quelques kilos. Alors que faire si l'on veut maigrir? Nous allons en discuter. Je vais ensuite vous donner quelques trucs. Essayez, vous m'en direz des nouvelles.

 

Pour maigrir sans se priver, seules trois conditions sont nécessaires :

- l'alimentation doit rester personnelle

- l'alimentation doit être un plaisir

- la perte de poids doit être obtenue par une réduction calorique sans exclusion d'une catégorie d'aliments particulière.

 

Chacun a ses règles d'alimentation et il doit les conserver pour ne pas perdre son identité. Les règles dictées par les autres ne peuvent qu'être abandonnées un jour ou l'autre.

 

On mange quand on a faim et pour se faire plaisir. On se réconforte en mangeant des aliments qui nous font du bien. Ne croyez pas que plus un aliment est réconfortant, plus on en mange. Au contraire, on s'arrête dès qu'on est réconforté. Si l'aliment n'est pas réconfortant, on continue à manger. Peut-être aussi continue-t-on à manger parce que l'on pense à autre chose. C'est ce qui se passe quand on regarde la télévision en mangeant. Nos pensées sont ailleurs, on continue à manger et le réconfort n'arrive jamais. Goûtez, dégustez, faites attention à ce que vous mangez. Vous mangerez moins vite et vous serez très vite rassasié.

 

Les repas, dans nos pays, sont pris à table, en utilisant une assiette, des couverts et un verre. Les règles de savoir-vivre dont nous avons hérité peuvent nous aider à manger moins : on prend de petites bouchées que l'on mâche la bouche fermée, on boit de petites gorgées, on ne touche pas les aliments avec les doigts (sauf le pain), on ne fait pas de bruit en mangeant... Ces règles varient d'un continent à l'autre mais toutes ont un seul but, celui de montrer du respect pour la nourriture et pour ceux qui la partagent avec nous. 

 

Les repas mettent en scène les lois du don et du partage. Celui qui prépare le repas n'offre pas à ceux qui le partagent avec lui que des calories mais surtout un peu de lui-même. Celui qui refuse ce don s'expose à la solitude. Imaginez que vous suiviez le dernier régime à la mode, le régime "XYZ". Vous êtes invités chez des amis. Vos hôtes arrivent d'un voyage dans le Sud-Ouest. On vous offre du foie gras puis du confit de canard avec des pommes sarladaises. Le repas se termine par un plateau de fromages et une tourtière aux pruneaux. Que faites-vous? Vous mangez de tout en vous culpabilisant? Ou vous refusez poliment les plats et vous êtes gênés? Dans tous les cas, vous passez une mauvaise soirée. N'y a-t-il pas une autre solution?

 

Après cette petite discussion (je pourrais continuer sur des centaines de pages...), je voudrais vous proposer quelques solutions de réduction calorique.

La solution la plus simple est de réduire les graisses dans l'alimentation. Vous savez qu'un gramme de graisse apporte 9 kcal alors qu'un gramme de protéines ou de sucre n'en apporte que 4. Vous pouvez par exemple dégraisser des morceaux de viande avant de les cuisiner ou utiliser de la crème fraîche allégée à la place de la crème fraîche entière. C'est facile si c'est vous qui faites la cuisine. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et puis certains plats ne peuvent être allégés : le foie gras de tout à l'heure par exemple. De même, un bon camembert ne peut être allégé. Dans ces cas, il convient d'en manger moins. Le plaisir n'en sera pas moindre. Je vais vous donner quelques trucs pour manger moins.

 

Vous pouvez limiter le nombre de plats. C'est facile si c'est vous qui concevez le menu. Mais pouvez-vous refuser si vous êtes celui qui reçoit le don de ces plats? Oui, mais pas n'importe quel plat. Prenons l'exemple de tout à l'heure. Pas question de refuser le foie gras ou le confit. Mais vous pouvez laisser une partie des pommes sarladaises et ne pas vous servir de fromage. La maîtresse de maison comprendra que vous n'avez plus faim et ne vous en voudra pas. Et vous n'êtes pas obligé de manger la graisse du foie gras et la peau du confit. Quant à la tourtière, vous pouvez très bien dire n'en vouloir qu'une petite part. La maîtresse de maison ne s'en offusquera pas. Au restaurant, vous pouvez de même ne prendre qu'un plat. Ou ne prendre qu'une entrée et un plat, ou un plat et un dessert.

Essayez de ne pas consommer plus d'un plat "riche" au cours du repas. Évitez par exemple de prendre une portion de gorgonzola après avoir mangé une pizza pleine de mozzarella. Choisissez plutôt des fraises ou des framboises. Ou passez-vous de dessert.

Essayez de ne pas grignoter à table. C'est possible pour tout le monde. Inutile de manger quatre morceaux de pain entre chaque plat surtout si le repas contient des féculents. Je sais que ce n'est pas toujours facile, surtout quand on est au restaurant et que l'on attend impatiemment que son plat arrive.

Essayez de vous servir des portions plus petites. C'est toujours possible sauf si ce n'est pas vous qui vous servez. Mais dans ce cas, laissez une partie dans votre assiette. Beaucoup d'entre nous ont appris à ne pas le faire et finissent leur assiette même si ce qu'elle contient ne leur plaît pas ou s'ils n'ont plus faim. Déculpabilisez-vous en vous disant que dans d'autres pays que le nôtre, c'est le contraire. Au Maroc par exemple, il est de coutume de toujours laisser quelque chose dans son assiette. Le fait de la finir signifie que l'on n'a pas eu assez à manger. 

Essayez de ne pas vous resservir : ça aussi, c'est toujours possible, même lorsque l'on est invité. Même si ça n'est pas toujours facile ("vous n'en voulez plus, ce n'est pas bon?"...). Mais on pourra comprendre que vous n'ayez plus faim, surtout si le repas a été copieux. Il faut apprendre à refuser. C'est difficile, surtout quand on a un problème d'affirmation du soi mais cela s'apprend.

Et surtout, ne mangez que ce que vous aimez. Apprenez à déguster chacune des bouchées de votre repas avec tous vos sens. Nous en reparlerons.

 

 

A bientôt!

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:22

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Bonjour,

 

Je vous l'ai souvent dit, il faut manger des légumes de saison (ou des légumes surgelés ou en conserve tout au long de l'année).

C'est la pleine saison des asperges et on en trouve sur tous les marchés de la mi-février jusqu'à fin juin. C'est "le" légume du printemps. 

L'asperge pousse à l'état sauvage dans les terrains sablonneux. L'asperge sauvage est verte et mince et son goût est plus prononcé que les espèces cultivées. En France, les principales zones de culture de l'Asparagus officinalis sont le Sud-Est, le Val de Loire et le Sud-Ouest. On distingue trois catégories d'asperges selon leur couleur, due à leur mode de culture. L'asperge blanche, la plus traditionnelle, pousse sous une butte de terre (on la recouvre de terre au fur et à mesure de sa pousse). L'asperge violette est récoltée alors que son bourgeon est déjà apparu, sur plusieurs centimètres, depuis quelques heures. Sa saveur est proche de celle de l'asperge blanche.

 

Asperges blanches

 

L'asperge verte pousse à l'air libre et doit sa coloration à un processus de synthèse chlorophylienne qui se produit sous l'action de la lumière. Elle se cueille quand sa tige atteint une vingtaine de centimètres. Sa saveur est légèrement différente de celle des asperges blanches et violettes et son goût est plus prononcé.

 

Asperges vertes

 

 

L'asperge, comme beaucoup de légumes, n'est pas très calorique (25 kcal aux 100 g). Mais elle a une haute densité minérale et vitaminique : elle contient du potassium, du magnésium, du fer ainsi que de la vitamine C (64 mg pour 100 kcal, après cuisson*), de la provitamine A et des vitamines du groupe B. Elle a des propriétés diurétiques dues à des composés qui stimulent l'élimination rénale. Ses fibres favorisent le bon fonctionnement des intestins et sont bien tolérées.

 

L'asperge est donc un légume de choix pour une "alimentation santé", à condition de ne pas abuser de la sauce d'accompagnement. Et si vous essayiez de la cuisiner à la plancha ? Rien de plus simple. Je vous donne la recette (si on peut appeler ça ainsi !).

 

 

Asperges vertes à la plancha

 

 

 

Asperges vertes a la plancha

 

 

Pour 4 personnes :

Une botte d'asperges vertes

4 tranches très fines de jambon sec (facultatif)

Huile d'olive

Gros sel (pas trop si on ajoute du jambon)

 

Couper le bout des asperges. Les passer sous l'eau et les couper en longs bâtonnets. Faire revenir quelques minutes à la plancha à feu moyennement vif avec un petit filet d'huile d'olive. Saler. Les asperges sont cuites quand elles commencent à perdre de leur rigidité mais veillez à ce qu'elles restent un peu croquantes. 

Si vous le désirez, vous pouvez ajouter quelques tranches de jambon très fines juste quelques secondes avant d'arrêter la cuisson. C'est délicieux!

 

 

 

 

 

 

Asperges vertes au jambon

 

 

 

 

A bientôt !

 

* Source Aprifel

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:16

 

 

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Bonjour,

 

Je vous propose aujourd'hui une promenade dans les Landes. Si vous aimez les vieilles pierres, vous aimerez le château de Gaujacq. Si vous aimez les plantes, vous serez comblés.

 

 

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Une boiserie de la salle de réception du XVIIe siècleLe château de Gaujacq est une demeure seigneuriale du XVIIe siècle. Elle fut bâtie par François de Sourdis, Lieutenant Général des Armées de Louis XIV sur l'emplacement d'un important habitat romain. Le château est construit autour d'un jardin, le "Jardin des Délices", entouré par une galerie à l'italienne couverte de roses en cette saison. Vous pourrez visiter les pièces des XVIIe et XVIIIe siècles du château et surtout vous promener dans un jardin merveilleux, le plantarium, qui conserve plus de 3000 variétés de plantes sur un hectare.

 

 

Entrée du château de Gaujacq

 

Gaujacq est situé dans le département des Landes, au nord d'Orthez (voir link). Des expositions de plantes originales sont organisées deux fois par an au château, une fois au printemps (c'était le week-end dernier), une fois en automne. Les terres du château accueillent la pépinière botanique Thoby qui produit la plus grande collection de camellias depuis 1854 (mais aussi de très nombreuses variétés de plantes difficiles à trouver dans les jardineries). Cette pépinière est ouverte toute l'année.

 

Une exposition au château

 

Je vous montre quelques images de ce château et du plantarium et de quelques variétés de plantes que l'on peut y trouver en fleurs actuellement.

 

Entrée

 

La cour

 

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En ce moment, ce sont les roses, les glycines et les clématites qui occupent le plus le terrain mais je n'ai pas tout photographié...

 

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Les glycines

 

Céanothe

 

Fleur de rhododendron

 

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Rosier blanc simple

 

Pivoine blanche

 

Glycine et roses

 

Mais vous pourrez voir d'autres espèces, dont certaines très exotiques...

 

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Dans les environs, vous pourrez aller visiter le musée archéologique de Brassempouy (l'original de la Dame de Brassempouy n'y est pas. Elle est conservée à Saint Germain en Laye). Avant d'aller déjeuner sur une terrasse à Amou. On y mange très bien... quand ce n'est pas complet !

 

 

Bonne promenade !

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:16

Détail piscine

 

Bonjour,

 

Assez de ce ciel gris... J'ai envie que l'été soit là, durablement. Un jour, grand ciel bleu et 36°, le lendemain il faut ressortir les pulls et les chaussettes car la température a chuté de 20°. J'ai envie de couleurs vives, de couleurs qui font penser à l'été...

Et pourquoi pas du turquoise ? Je me suis amusée à chercher des photos où le turquoise était dominant, certaines ont été prises au Maroc, d'autres au Mali, d'autres encore à Miami (elles sont anciennes, elles n'ont pas une bonne définition, j'ai scanné de vieilles diapos mais... pour moi, le turquoise est une des couleurs dominantes de cette ville, avec le rose, bien sûr).

 

Je vous les montre ... pour vous faire rêver à l'été...

 

Turquoises

 

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Hôtel turquoise

 

Hôtel à Miami

 

 

      Sans transition... 

 

couleurs de barques

 

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Mausolée devant la mer

 

Frise zellige et marbre

 

bleus 3

 

Boutons en passementerie

 

Porte Kasbah détail

 

Sens interdit

 

Friperie

 

 

Et maintenant, je vais aller repeindre une chaise de jardin ... en turquoise.

 

A bientôt !

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 09:57

 

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Bonjour,

 

L'étude Nutrimet-santé, menée depuis 2009 auprès de 223 000 internautes français par l'Inserm, l'Inra et la Cnam, dénonce l'obsession des régimes amaigrissants en France. La finalité de cette étude est de mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé et de connaître ce qui détermine notre comportement alimentaire.

 

Cette étude est à mi-parcours et les premiers résultats font apparaître l'importance de l'image "idéal minceur" véhiculée dans notre société. Deux femmes sur 3 souhaitent maigrir et, ce qui est plus nouveau, 1 homme sur 2. Et même les sujets de poids "normal" aimeraient perdre du poids : 58% des femmes et 27% des hommes ayant un IMC normal veulent maigrir. 

 

Parmi ceux qui se perçoivent comme ayant un poids normal, 41% des femmes et 16% des hommes disent avoir suivi au moins un régime dans leur vie. 

 

Les chercheurs ont regroupé les régimes en quatre grandes catégories :

- les régimes restrictifs "commerciaux", portant le nom d'une marque (Dukan, cohen, Mayo...) qui imposent une restriction calorique avec le plus souvent une augmentation des apports en protéines,

- les régimes restrictifs "maison" : le sujet fait son propre régime en supprimant ou en réduisant telle ou telle catégorie d'aliments, en consommant des produits "diététiques"...,

- Les régimes portant le nom d'une marque visant une alimentation équilibrée avec coaching (Weight Watchers),

- Les régimes fondés sur un suivi avec des recommandations nutritionnelles préconisant une alimentation variée et diversifiée et la réduction des quantités et du grignotage.

 

Les résultats de l'étude montrent que les régimes "commerciaux" ont la meilleure efficacité à court terme mais la moins bonne à long terme. Ce sont ceux qui entraînent aussi le maximum de complications. Les régimes fondés sur un suivi nutritionnel sont ceux qui ont la meilleure efficacité à long terme et ne sont pas difficiles à suivre d'après les participants de l'étude. 

 

Ça vous étonne ? Moi non. Et je continuerai à essayer de vous convaincre de l'inutilité et du danger des "régimes" (j'entends là des régimes "commerciaux").

 

 

A bientôt !

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 18:15

 

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Rebonjour,

 

Je ne peux résister à l'envie de vous envoyer quelques photos des plages de Bidart aujourd'hui. Le thermomètre affichait 36° ! Et la mer avait des couleurs...

 

Bonne promenade !

 

 

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A bientôt !

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 08:12

 

La fin des camélias 

 

 

Bonjour,

 

C'est la fin des camellias et donc la fin de l'hiver. Les camellias qui, cette année, nous offrent des fleurs depuis le mois de septembre, perdent leurs dernières fleurs. Je voulais depuis longtemps vous parler de ces arbustes aux très nombreuses variétés très cultivés au Pays basque.

 

Originaires d'Asie, les Camellia y sont cultivés depuis des millénaires. La tradition de leur culture avait pour but de produire du thé (Camellia sinensis) ou de l'huile (C. oleifera). Les Camellia doivent leur nom à l'hommage rendu par Carl von Linné, à titre posthume, au frère jésuite morave, Jiři Josef Camel, botaniste et apothicaire, né à Brno (ce qui n'a rien à voir avec les camellia mais mes grands-parents ont habité dans cette ville et mes cousines y vivent, donc j'en parle...), très connu par ses écrits sur la flore des Philippines.

 

L'histoire du camellia commença vraiment en Europe en Angleterre. Les Anglais, soucieux de se procurer du thé, importèrent les premiers camellias au début du XVIIIe siècle. Mais la culture de ces plantes à thé ne donna pas les résultats escomptés car les Anglais s'étaient vu confier des arbustes d'ornement (Camellia japonica) à la place des théiers (Camellia sinensis) convoités. Cette culture se faisait sous serre, le climat anglais n'étant pas favorable aux camellias.

 

Cette plante se répandit rapidement dans les cours royales et princières européennes. Au début du XIXe siècle, Henri Favre, maire de Nantes (ville qui possède aujourd'hui dans son Jardin des Plantes plus de 600 cultivars de camellias), découvre que le camellia peut très bien vivre hors des serres. Le climat breton lui convient très bien. De nombreuses pépinières voient le jour et de nombreux cultivars sont créés (dont le C. japonica Henri Favre) alors que d'autres cultivars asiatiques sont encore importés. Le camellia connaît une diffusion fulgurante au XIXe siècle en Europe mais aussi aux États-Unis. Alexandre Dumas fils contribue à son succès avec son roman La Dame aux camélias, publié en 1848. C'est aussi à lui que l'on doit l'orthographe "camélia" que l'on trouve souvent aujourd'hui.

 

Le camellia, réservé longtemps à l'aristocratie, s'est aujourd'hui démocratisé. Beaucoup de cultivars sont assez rustiques, d'autres pas du tout. Ils apprécient particulièrement les climats doux et humides comme celui de la Bretagne ou du Pays basque. Ils préfèrent l'ombre légère et les sols acides (sauf le Camellia sasanqua, qui fleurit en automne et est parfumé, qui supporte les sols calcaires). 

 

Les Camellia japonica fleurissent de la fin de l'hiver à la fin du printemps. Leurs fleurs sont simples, semi-double, en forme d'anémone, de pivoine, de rose. D'autres encore ont une forme double stricte ou irrégulière.

 

Je vous laisse admirer quelques photos de Camellia que j'ai trouvé sur internet (je ne trouve plus les photos de ma "collection" et je ne peux plus photographier de camellia, ce n'est plus de saison) qui vous donneront un petit aperçu des si nombreuses variétés de camellias.

 

 

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Je pourrais vous en montrer des milliers mais je pense que vous en avez vu assez pour aujourd'hui. nous en reparlerons l'année prochaine. En attendant, essayez d'en faire des boutures. A la mi-été. Les camellia se multiplient très facilement.

 

 

A bientôt !

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:57

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Bonjour,

 

Aujourd'hui, il fait très chaud sur la côte basque et il me vient l'envie de plats frais, de légumes d'été. Assez de beurre, de sucre, de pâtisseries et de plats d'hiver. La chaleur fait rêver de vacances et de cuisine méditerranéenne. Huile d'olive, parfums de la garrigue, légumes d'été... Une petite terrine d'aubergines et de poivrons rouges, ça ne vous tente pas ? 

Ce n'est pas léger, léger (il y a quand même de la crème fraîche mais vous pouvez utiliser de la crème légère) mais c'est frais et plein de saveurs. En plus, cette terrine contient beaucoup de légumes, donc de vitamines. Avec une petite salade de mesclun, votre repas complet est prêt.

Je vous donne la recette.

 

 

Pour une terrine

 

 

Presque une pyramide méditerranéenne (la tête en bas !)    

 

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Sarriette, romarin et thym

Huile d'olive

Oeufs

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4 gros poivrons rouges

4 grosses tomates bien mûres

4 aubergines

1 oignon

2 gousses d'ail

Thym, romarin, basilic...

Huile d'olive

4 oeufs

250 g de crème fraîche

Sel, poivre

 

Couper les aubergines en tranches d'un demi-centimètre d'épaisseur. Les faire griller sous le gril du four ou à la plancha avec un filet d'huile d'olive. Réserver.

Peler et épépiner les tomates. Les couper en cubes. Faire revenir l'oignon émincé finement. Ajouter l'ail écrasé puis les tomates. Saler, poivrer et ajouter les herbes de votre choix. Faire revenir à feu doux pendant une demi-heure. Réserver.

Pendant ce temps, faire griller les poivrons sous le gril du four en les retournant de temps en temps jusqu'à ce que la peau se détache. Les mettre dans un sac en plastique et laisser refroidir. Quand ils sont froids, la peau se détache très facilement. Enlever toutes les graines et mixer les piments avec les oeufs, la crème fraîche et 3 cuillerées à soupe de sauce tomate. Saler, poivrer.

Tapisser le fond d'un moule à cake avec les tranches d'aubergines. Verser la purée de poivrons rouges sur les aubergines.

Faire cuire au bain-marie dans le four préchauffé à 180° pendant 45 mn.

Laisser refroidir et démouler. Mettre au réfrigérateur. Servir en tranches avec la sauce tomate.

 

 

Bon appétit !

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 13:05

 

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Bonjour,

 

Je vous ai dit hier que je faisais de la pâtisserie. Et je continue. J'ai préparé hier ma pâte à cannelés, ces petits gâteaux qui sont une spécialité bordelaise.

 

Leur origine est assez mystérieuse. La légende veut qu'ils aient été inventés par les religieuses du couvent des Annonciades à Bordeaux à la fin du XVIIe siècle, sous le nom de canelas ou canelons. Ces friandises n'avaient certainement pas la forme des cannelés que l'on connaît aujourd'hui. En effet, la campagne de fouilles archéologiques effectuées lors du réaménagement de ce couvent n'a pas permis d'exhumer le seul moule correspondant à celui que l'on connaît aujourd'hui.

 

A Limoges, on fabriquait un pain à base de farine et de jaunes d'oeuf appelé "canole". Sans doute est-ce le même produit que l'on vend à Bordeaux dès de XVIIe siècle sous le nom de canaule. Il se consomme en telle quantité à Bordeaux que des artisans, les canauliers, sont spécialisés dans leur fabrication. Ces artisans sont à ce point puissants qu'ils s'organisent en corporation et se dotent de statuts qu'enregistre le Parlement par un arrêt rendu le 8 février 1663.

Durant le XIXe siècle, les canauliers disparaissent de la liste des artisans bordelais. Sans doute s'assimilent-ils alors aux pâtissiers. Toujours est-il que les canaules disparaissent avec eux*.

Au début du XXe siècle, ils réapparaissent sous la forme actuelle des cannelés. Un pâtissier aurait retrouvé l'ancienne recette des canaules et l'aurait adaptée en employant le moule actuel à 12 cannelures. 

 

 

Moules à cannelés

 

 

Les canaules de l'Ancien Régime sont-elles les ancêtres des cannelés d'aujourd'hui ? Cela semble vraisemblable. Mais ces canaules ressemblaient-elles aux cannelés actuels ? On ne le sait pas puisqu'on n'a jamais trouvé aucune trace du moule dans lequel étaient cuits les canaules et aucune allusion quant à leur forme.

 

Le mot cannelé apparaît au XIVe siècle (quennelé, 1342). Il vient de cannelle, "petit tube", lui-même dérivé de canne, "tuyau". L'orthographe canelé est une marque déposée par la Confrérie du canelé de Bordeaux créée en 1985. Le mot dérive du gascon canelat, "cannelure" (cf. Dictionnaire des mots de la table de Tristan Hordé, éditions Sud-Ouest).

 

Les ingrédients utilisés pour fabriquer les canaules sont les mêmes que ceux des cannelés. Ce petit gâteau est lié à l'histoire de Bordeaux, de son port et du vin. Les cannelés sont faits avec de la farine (qui était débarquée sur les quais de Bordeaux), du sucre de canne, de la vanille, du rhum (qui arrivaient des îles lointaines) et des jaunes d'oeuf. Or le jaune d'oeuf était un sous-produit de l'activité viticole des Chartrons. En effet, le vin était collé au blanc d'oeuf monté en neige pour être clarifié avant expédition. 

 

Quelle que soit l'origine exacte du cannelé, c'est un petit gâteau délicieux, à l'extérieur croustillant et au coeur moelleux, que l'on peut déguster à n'importe quel moment de la journée. Traditionnellement, on utilise des moules en cuivre étamé mais il en existe également en aluminium et aussi en silicone. Les meilleurs cannelés se font avec les moules en cuivre étamé mais je dois avouer que j'utilise des moules en silicone pour fabriquer les petits cannelés de cocktail. Le résultat est très satisfaisant.  

 

 

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Toutes les familles bordelaises ont leur recette de cannelés. Je vous donne la mienne.

 

 

Cannelés

 

Pour 2 plaques de mini-cannelés et 8 grands cannelés :

 

1 litre de lait entier

500 g de sucre en poudre

300 g de farine

175 g de beurre

4 jaunes d'oeuf

1 gousse de vanille

2 cuillerées à soupe de rhum

 

Préparer la pâte 24 h à l'avance.

Porter 75 cl de lait à ébullition avec 100 g de beurre. Mélanger les jaunes d'oeuf avec le reste du lait froid. Verser doucement le lait chaud dessus, mélanger bien et laisser refroidir.

Quand le liquide est froid, incorporer le sucre, la farine tamisée, le rhum et les graines de la gousse de vanille fendue en deux dans le sens de la longueur. Bien mélanger et laisser reposer au frais.

 

Le lendemain, bien beurrer les moules à cannelés (sauf si vous utilisez des moules en silicone). Préchauffer le four à 230°. Remplir les moules aux 2/3 et les mettre à cuire 5 mn à 230° puis réduire la température du four à 180° et laisser cuire environ une heure (le dessus doit être bien caramélisé). Démouler quelques minutes après la sortie du four.

 

 

Bonne dégustation !

 

 

gâteaux pour un buffet

 

 

* Pour en savoir plus, lisez l'article de Philippe Maffre, chercheur au Service Régional de l'Inventaire général d'Aquitaine, paru dans le n° 25 de la revue Le Festin en février 1998.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:48

 

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Bonjour,

 

La météo avait prévu de la pluie toute la journée et je me suis dit que c'était le jour idéal pour faire de la pâtisserie. Il a fait beau pratiquement toute la journée mais j'avais décidé de faire des financiers à la pistache, je les ai donc préparés. La recette que j'ai trouvée sur le net (je ne peux vous donner l'adresse, j'ai perdu la page. Que l'auteur de cette recette veuille bien m'en excuser !) est très simple. Je vous la confie.

 

 

 

Financiers à la pistache et aux framboises

 

Pour 4 plaques de petits financiers :

 

125 g de beurre

5 blanccs d'oeuf

150 g de sucre glace

75 g de farine

75 g de poudre d'amandes

1 cuillerée à soupe de pâte de pistache

125 g de framboises

 

Faire chauffer le beurre dans une petite casserole jusqu'à ce qu'il prenne une couleur noisette. Laisser refroidir.

Préchauffer le four à 180°.

Monter les blancs en neige puis incorporer petit à petit le sucre glace puis la farine. Ajouter ensuite la poudre d'amandes. Bien mélanger avec une cuillère en bois puis incorporer le beurre refroidi et la pâte de pistache. 

Avec une petite cuillère ou une poche à douille, remplir les plaques à financiers (ou à muffins, ou à tartelettes, rectangulaires, ronds ou ovales, grands ou petits selon ce que vous préférez). Incorporer une demie, une ou deux framboises par empreinte, suivant la taille du moule.

Mettre au four 12 à 15 minutes suivant la taille des moules. Laisser refroidir avant de démouler. Conserver dans une boîte en fer (si votre entourage n'a pas tout mangé avant !).

 

 

 

Bonne dégustation !

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  • La nutrition en couleurs
  • Médecin nutritionniste, passionnée par la lumière et les couleurs, j'aime faire partager à ceux qui m'entourent mes connaissances en cuisine et en nutrition pour qu'ils puissent concilier santé, plaisir et gourmandise.
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