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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:38

 

Chocolat

 

Bonjour,

 

Chose promise, chose due. Comme je vous l'ai dit hier, je vais vous donner la recette du kanouga qui est un gâteau à base de chocolat. Mais d'abord quelques lignes sur le chocolat, son histoire et son intérêt nutritionnel.

 

Originaire d'Amazonie, le chocolat était pour les Aztèques la "boisson des dieux". Cortés rapporte en Espagne les premières fèves de cacao en 1519. Les Espagnols sont séduits et le chocolat promet un marché intéressant, comme les épices.

 

En 1609, les juifs portugais, fuyant l'Inquisition, arrivent à Bayonne où ils s'installent, dans le quartier de Saint Esprit. Ils apportent avec eux les secrets de la fabrication du chocolat. Dès 1615, ils mettent en place les premiers ateliers de transformation des fèves de cacao en poudre de chocolat, produit rare et précieux qu'Anne d'Autriche, fille du roi d'Espagne et épouse de Louis XIII fait connaître à la cour de France. En 1660, Marie-Thérèse d'Autriche, elle aussi fille du roi d'Espagne, épouse Louis XIV. On murmure qu'elle a deux passions : le roi et... le chocolat. Ainsi commence l'histoire du chocolat en France.

 

Dans les milieux scientifiques, on reconnaît au chocolat des vertus digestives, des propriétés dynamisantes voire aphrodisiaques. On le prescrit pour guérir le rhume, la flexion de poitrine, la diarrhée et même... le choléra.

 

Les allégations relatives aux effets stimulants, euphorisants, "antistress", aphrodisiaques du chocolat ont résisté au développement des connaissances scientifiques.

Le chocolat contient en effet diverses substances susceptibles d'induire des effets positifs sur le psychisme. La théobromine et la caféine contenues dans le chocolat lui confèrent des propriétés toniques et stimulantes. Deux autres substances, très proches structurellement des amphétamines, la phényléthylamine et la tyramine entraînent une sensation de bien-être. Quant à la sérotonine, autre substance contenue dans le chocolat, elle est employée en pharmacologie comme antidépresseur. Plus récemment, on a découvert que l'anandamide, neurotransmetteur impliqué dans le système endogène des récepteurs cannabinoïdes du cerveau, était aussi présent en faibles quantités dans le cacao. Ce qui expliquerait la chocolatomanie.

 

Ce n'est donc pas pour rien que les Aztèques dénommaient le chocolat "boisson des dieux" et que Linné a donné au cacaoyer le nom de Theobroma cacao (du grec θεός, dieu et βρωμα, aliment).

 

Revenons au kanouga. En 1905, Jacques Damestoy, chocolatier à Bayonne, met au point un caramel tendre et fondant. Inspiré par la vie mondaine de ce début de siècle à Biarritz où afflue toute l'aristocratie internationale, il le baptise du nom de kanouga, altération du nom de la ville russe Kalouga. On trouve actuellement cette délicieuse confiserie dans la maison Pariès, créée en 1894 par Jacques Damestoy mais aussi chez tous les bons chocolatiers de la région.

Le kanouga dont je vous donne la recette ci-dessous est un gâteau que j'ai connu par ma belle-mère qui m'en a donné la recette. Mais je ne vous fais pas plus attendre.

 

 

Pour un kanouga :

 

250 g de chocolat noir

200 g de sucre

250 g de beurre

1 cuillerée à café de farine

4 oeufs

 

Faire ramollir le chocolat au bain-marie (ou 6 minutes au micro-ondes à demi-puissance). Ajouter le sucre. Bien mélanger. Hors du feu, ajouter le beurre fondu (3 minutes au micro-ondes à demi-puissance), puis la farine tamisée et enfin les oeufs battus en omelette.

Mettre dans un moule carré ou rectangulaire recouvert de papier sulfurisé et faire cuire à 200° (thermostat 6-7) pendant 25 minutes.

Servir froid (certains l'aiment même glacé) après l'avoir découpé en gros cubes. Ces cubes peuvent être conservés au congélateur.

 

Ceux qui calculent le nombre de calories qu'apporte ce gâteau n'auront jamais envie d'en goûter. Il faut dire que ceux qui font ce genre de calcul, sauf raisons professionnelles, n'ont pas la même conception de la nutrition que moi.

Mais je vous laisse faire le calcul. Diviser le nombre de calories total par 40 et vous verrez combien de calories apporte un cube de kanouga : 110 Kcal environ. Comme un yaourt aux fruits du commerce. Alors, laissez-vous tenter pour une fois. Mais n'en abusez pas, ce serait un des meilleurs moyens pour boucher vos artères et prendre des kilos.

 

A bientôt

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:40

 

 

 

Ange en plâtre doré

 

 

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vais vous parler de la dorure. Cette technique, pas si compliquée qu'elle n'en a l'air, permet de restaurer des meubles anciens, des cadres ou d'embellir des objets ordinaires, voire même des murs.Matériel pour dorer

 

Base pour dorure

En général, on utilise des feuilles de laiton, d'aluminium ou de cuivre et plus rarement des feuilles d'or ou d'argent. Les feuilles, souples ou adhésives sont appliquées sur des supports en bois, en plâtre ou même en verre que l'on a pris soin de recouvrir d'un fond. Traditionnellement, on utilise un fond ocre rouge pour les feuilles d'or, de cuivre ou de laiton mais les fonds bruns ou rouges foncés conviennent très bien aussi. Pour les feuilles d'argent ou d'aluminium, les fonds bleus, verts ou gris sont préférables. Pour coller les feuilles, on utilise de la mixtion à dorer, à l'huile ou à l'eau.

On peut ensuite patiner les feuilles, appliquer de la peinture et employer divers effets décoratifs.

La dernière étape consiste à vernir les réalisations car les feuilles à dorer ont tendance à ternir avec le temps.

 

On peut aussi utiliser des poudres métalliques, des cires métallisées ou des peintures métallisées, plus simples d'emploi.

 Fausse écaille

Dorure patinée 

La dorure permet de réaliser de la fausse écaille, des patines vert-de-gris...

Vous pouvez aussi mélanger plusieurs méthodes au gré de votre imagination.

 

 

Vous trouverez des détails de toutes ces techniques dans le livre que je vous ai déjà recommandé : La dorure de Annie Sloan (cf. article "Patinez vos cadres").Annie Sloan la dorure

 

 

Et pour ceux et celles qui n'ont ni cadre, ni objet, ni meuble à dorer, il existe aussi des feuilles d'or alimentaire. Un petit morceau d'or sur un petit carré de kanouga (gâteau au chocolat dont je vous donnerai la recette un autre jour) le transformera en un bijou précieux. A consommer avec modération !

 

Bon bricolage !

 

A bientôt

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 10:06

 

 

Pains marocains

 

 

Bonjour,

 

Hier, à propos des salades marocaines, j'ai mentionné le pain. Et j'ai envie d'y revenir.

 

Le pain, aliment de base de nombreuses sociétés, est un élément essentiel du repas.

il est généralement perçu comme un aliment sain mais de nombreuses idées reçues circulent encore à son sujet. J'entends très souvent : "le pain fait grossir". Non, non et non. Et je vais vous expliquer pourquoi.

 

Le pain est fabriqué à partir de farine, de sel, de levure et d'eau. Il existe une grande variété de pains mais tous ont presque les mêmes atouts nutritionnels qu'il convient de connaître.Pain espagnol

Le pain contient essentiellement des glucides complexes (51 à 58 g pour 100 g), essentiels au bon fonctionnement du cerveau et des muscles qui se diffusent lentement dans l'organisme. Il contient aussi des protéines végétales (7 à 9 g pour 100 g), des fibres (3,5 à 7 g pour 100g), des minéraux et des vitamines 5B,PP et E). La majorité des pains ne contiennent que très peu de lipides (0,8 à 1,2 g pour 100 g). Le pain complet et le pain au son contiennent plus de fibres; le pain blanc (type pain de mie) contient plus de lipides car entrent dans sa composition du beurre et du lait. De ce fait, le pain complet a un index glycémique plus bas que le pain de mie.

 

Les recommandations nutritionnelles préconisent une plus grande consommation de glucides complexes, de fibres alimentaires et une moindre consommation de lipides. Le pain est donc appelé à jouer un rôle de premier plan dans la correction de nos déséquilibres alimentaires actuels. Il permet de rééquilibrer la ration alimentaire au profit des glucides complexes sans ajout de matières grasses. Consommé à chaque repas, il contribue à l'équilibre alimentaire et intervient ainsi dans la prévention des maladies croissantes de nos sociétés que sont l'obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires.Pain au levain

Manger du pain à tous les repas permet d'être rassasié et évite les grignotages de produits gras et sucrés dans la journée.

 

Les Français consomment 6 fois moins de pain qu'il y a un siècle mais leur ration en lipides, et surtout en acides gras saturés a presque doublé dans le même temps.

Pour illustrer ce propos, je vais vous parler de l'étude de l'UFC Que Choisir, parue le 7 décembre dernier, sur le petit-déjeuner et le goûter de nos enfants. Leur petit-déjeuner serait composé de 55% de produits sucrés ou gras (47% en 2006) et leur goûter de 64% de produits sucrés ou gras (51% en 2006).

Ça vous étonne? Pas moi. Il est temps d'inverser la tendance et de remettre le pain à l'honneur sur nos tables et en particulier au petit-déjeuner où il est devenu largement minoritaire dans les habitudes de consommation des enfants.

Inventez de nouvelles recettes, variez les pains. Et mangez-en à tous les repas sans crainte de grossir.

 

Il n'y a rien de plus triste qu'un jour sans pain.

 

 

A bientôt

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 09:37

Bonjour,

 

Hier j'ai commencé à vous parler des salades marocaines mais je veux continuer aujourd'hui, tant est vaste ce sujet qui pourrait être celui d'un gros recueil de cuisine.

 

Il est d'usage au Maroc de servir plusieurs salades différentes. Tous les légumes peuvent être utilisés : les racines, bulbes et tubercules comme les carottes, les navets, les oignons, les radis, ou les betteraves, les légumes-feuilles et les tiges tels que les salades, les choux, les épinards, le fenouil, le pourpier ou la mauve, les légumes-fruits comme les tomates, les aubergines, les poivrons verts ou rouges, les courgettes, le potiron, les concombres, les haricots verts et aussi les fleurs comme les choux-fleurs et les artichauts... Et j'en oublie certainement. Il y a tellement de légumes au Maroc...Marché à Tanger

Certaines salades sont aussi préparées avec des pommes de terre ou des patates douces (tubercules) ou des légumes secs (lentilles et pois chiches surtout).  On peut aussi utiliser des fruits comme les oranges (cf. article "Orange comme le fruit de l'oranger"), les figues ou encore des olives vertes, noires ou violettes, des fruits secs comme les raisins, les amandes, les dattes, les graines de sésame...

 

La plupart des salades sont cuites mais certaines sont préparées sans cuisson. La plupart sont faites avec des légumes pelés. Toutes sont parfumées par l'ajout d'épices et d'aromates telles que le cumin, le piment doux, la cannelle, le safran, le curcuma, le ras-el-hanout ou le poivre, le carvi ou l'anis, d'herbes (principalement le persil, la coriandre et la menthe), de jus de citron et de citrons confits, d'eau de fleur d'oranger, d'ail, d'huile d'olive ou d'argan. Chacun a ses recettes qui évoluent selon les saisons et l'inspiration de leur créateur.

 

A ces salades de fruits et légumes sont parfois associées des salades d'abats mais je n'en parlerai pas ici.

Pour rêver de vos dernières vacances au Maroc ou faire rêver vos amis, vous pouvez préparer un assortimentPorte entrée médina Fès de salades que vous servirez en entrée ou faire comme au Maroc où les salades sont servies en même temps que les viandes, en petites portions disposées autour du plat central. Et vous n'oublierez pas le pain, indispensable pour manger ce type de plat.

Pains marocains

Je vous ai donné hier deux recettes. J'en ajoute deux autres aujourd'hui. A vous d'en chercher d'autres, dans les livres, sur internet ou encore d'en imaginer de nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

Salade de carottes cuites

 

Pour un petit bol :

 

250 g de carottes

2 gousses d'ail

1/2 citron

1/2 cuillerée à café de cumin en poudre

1 cuillerée à soupe de persil plat ciselé

1/2 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Sel, poivre

 

Laver et peler les carottes. Les couper en petits bâtonnets. Les faire cuire dans de l'eau bouillante salée. Quand elles sont cuites, les égoutter puis les faire revenir quelques instants dans une poêle avec l'huile, l'ail pilé, le persil et le cumin. Saler et poivrer. Servir frais après avoir arrosé de jus de citron.

 

 

Salade de courgettes

 

Pour un petit bol :

 

250 g de petites courgettes

1 gousse d'ail

1/2 citron

1 cuillerée à café de piment doux en poudre

1/2 cuillerée à café de cumin en poudre

1/2 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Sel

Eau

 

Gratter la peau des courgettes. Les couper en cubes de 2 cm de côté. Les laver et les mettre à cuire dans une casserole avec un petit verre d'eau, une pincée de sel, l'ail écrasé, le piment doux et l'huile. Laisser bouillir puis baisser le feu. Lorsque les courgettes sont cuites, ajouter le jus de citron et le cumin et laisser réduire jusqu'à évaporation complète de toute eau. Laisser refroidir et servir frais.

 

 

Bon appétit!

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:56

 

 

 

salades marocaines

 

Bonjour,

 

On n'arrête pas de vous répéter qu'il faut manger des légumes qui sont une des sources essentielles de fibres, de vitamines et de minéraux. Mais, depuis votre enfance, vous n'aimez pas les légumes. Les légumes cuits à la vapeur, ça n'a aucun goût. Vous préférez de bonnes frites. Les crudités vous donnent des ballonnements. Alors, il n'y a rien à faire.

Et pourtant...

 

Vous arrivez d'un voyage au Maroc où vous étiez hébergé dans un riad. Tous les soirs, un dîner vous était servi, à la lumière des bougies, dans un jardin plein de fleurs odorantes. En entrée, des salades marocaines, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Comme plat, un tajine différent tous les jours. En dessert... mais vous n'aviez plus faim...

 

- Mais vous m'avez dit que vous n'aimiez pas les légumes. Quelles salades avez-vous mangé au Maroc? Je connais bien la cuisine marocaine et la majorité de leurs salades est à base de légumes. Et il y a des légumes dans tous les tajines

- Mais ce n'est pas pareil. J'aime bien les légumes comme ça.

 

Vous pensez ne pas aimer les légumes mais en réalité vous vous faites une fausse idée des légumes. Pour vous, le mot "légumes" est synonyme de "légumes cuits à l'eau", sans goût. Or, il suffit souvent de saler légèrement un légume cuit à la vapeur et de l'arroser d'un filet d'huile d'olive pour obtenir quelque chose de particulièrement délicieux. Si vous ajoutez des herbes et des épices, vous serez étonné du résultat. C'est tout le secret des salades marocaines. Non, un autre petit secret : les salades marocaines sont toujours très bien présentées, dans de jolies petites assiettes (ici, j'ai présenté dans des bols, nous étions nombreux), en essayant d'assortir les couleurs.

 

Vous voulez une recette? Je vous en donne deux.

 

 

Zaalouk d'aubergines

 

Pour un grand bol :

 

3 aubergines

2 tomates

1 gousse d'ail

1/2 citron

1/2 cuillerée à café de piment rouge doux

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Sel, poivre

 

Piquer la peau des aubergines avec une fourchette. Faire griller les aubergines sous le gril du four en les retournant de temps en temps. Lorsque leur peau est noire de tous les côtés, les sortir et les laisser refroidir. Puis les ouvrir et mettre la chair dans une poêle à revêtement anti-adhésif avec l'ail pilé, les tomates pelées et épépinées, le sel, le poivre, le piment doux et le jus de citron. Faire revenir pendant environ 1/2 heure à feu doux, en remuant de temps en temps. Laisser refroidir et servir frais.

 

 

Salade de tomates et poivrons cuits

 

Pour un grand bol :

 

4 tomates

2 poivrons verts

1 gousse d'ail

1 cuillerée à café de piment doux

1/2 petit citron confit (facultatif)

1 cuillerée à soupe de persil ciselé

1 cuillerée à soupe d'huile d'olive

Sel, poivre

 

Laver, peler et épépiner les tomates. Les couper en petits dés et les faire revenir dans l'huile en ajoutant le sel, le piment doux et l'ail pilé. Faire cuire à feu doux jusqu'à l'évaporation de l'eau des tomates.

Pendant la cuisson des tomates, laver et faire griller les poivrons sous le gril du four en les retournant de temps en temps. Les faire refroidir, puis les peler, les épépiner et les couper en lanières avant de les ajouter au confit de tomates avec le persil et le citron confit coupé en petits dés. Faire cuire encore 1/4 d'heure environ. Poivrer. Laisser refroidir et servir frais.

 

 

 

P.S. Je viens de créer une nouvelle catégorie, "cuisine et nutrition", car, pour moi, les deux sont liés et j'ai du mal à vous donner des recettes sans parler un peu de nutrition. Normal, non?

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 12:05

Mangoustans

 

 

Bonjour,

 

Hier, chez ma marchande de fruits et légumes, j'ai trouvé des fruits que je ne connaissais pas. J'en ai acheté et aussitôt à la maison, direction internet et j'ai trouvé ce que c'était : des mangoustans.

Ce sont des fruits arrondis, de couleur aubergine, de la taille d'une grosse prune.Intérieur du mangoustan

 

Leur peau épaisse, très dure est appelée péricarpe. A l'intérieur, la chair blanc translucide, qui ressemble un peu à celle des litchies, est divisée en plusieurs segments. Cette chair sucrée est agréablement parfumée.

 

Mangoustan intérieur

Ayant appris qu'on pouvait faire pousser assez facilement un mangoustanier en plantant tout de suite les noyaux (quand on en trouve, il n'y en a pas dans tous les fruits), je me suis empressée de le faire. J'ai malheureusement lu ensuite que cet arbre de forme pyramidale, à feuilles persistantes, dont les fleurs me paraissent assez belles, avait une croissance très lente et qu'il fallait attendre au moins 7 ans pour obtenir des fruits. Patience!

 

Le mangoustanier est originaire des Îles de la Sonde et des Moluques. On le cultive maintenant dans les zones tropicales humides, en Asie surtout mais aussi en Afrique. C'est comme ça que j'en ai trouvé.

  

Les vertus thérapeutiques du mangoustan sont innombrables. C'est pour cela que les habitants du Sud-Est asiatique l'ont appelé "fruit des dieux" et "reine des fruits". Ils connaissent très bien ces fruits qu'ils utilisent depuis des siècles à des fins médicinales.  Il paraît que la Reine Victoria en raffolait au point de nommer chevalier tous ceux qui lui en apportaient.

 

On dit que les mangoustans sont un des fruits les plus riches en anti-oxydants. Le péricarde du fruit contient une quarantaine de "xanthones" ayant des propriétés anti-oxydantes, anti-inflammatoires, antibactériennes, antivirales, antiparasitaires, antifongiques,  antitumorales... et je n'ai pas tout lu. Mais c'est dans le péricarde du fruits que ces xanthones sont concentrés. Je n'ai donc pas pu en bénéficier. Pour cela il faut boire le jus de mangoustan fait à partir du fruit complet. Ce jus fait fureur aux États-Unis et au Canada et on commence à en trouver en Europe.

 

En attendant d'en goûter, je vais scruter la terre tous les jours pour voir si mon mangoustanier pousse! Et je vais faire sécher le péricarde des fruits que j'ai consommés. Il paraît que l'on peut en faire une teinture rouge. Je peux essayer. Je vous dirai ce que ça donne.

 

Un petit conseil si vous trouvez ces fruits : n'attendez pas pour les manger. Leur peau durcit très vite. J'en ai fait l'expérience en moins de 24 heures.

 

A bientôt

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 13:17

 

Salade de vermicelles aux crevettes

 

Bonjour,

 

Aujourd'hui une petite recette pour voyager... sans quitter votre intérieur : celle de la salade aux vermicelles et aux crevettes.

 

Pour 6 personnes :

 

200 g de vermicelles de riz

400 g de crevettes

2 ciboules

1 petit poivron vert

2 carottes

Quelques feuilles de salade verte

5 g de champignons noirs

1 bouquet de coriandre fraîche

1 cuillerée à soupe de nuoc mam

1 cuillerée à soupe de sauce aux piments doux

1 cuillerée à soupe de jus de citron vert

1 cuillerée à soupe de sauce de soja

1 cuillerée à café de sucre brun

 

Faire cuire les crevettes à l'eau bouillante. Les décortiquer. Réserver.

Faire tremper les champignons noirs dans de l'eau bouillante pendant une vingtaine de minutes. Ricer et réserver.

Faire tremper les vermicelles dans de l'eau bouillante pendant 5 minutes. Égoutter et réserver.

Éplucher les carottes et les râper. Épépinez le poivron et le couper en fines lanières ainsi que les feuilles de salade.

Laver et ciseler les ciboules et la coriandre.

Couper les champignons noirs en fines lanières.

Préparer la sauce en mélangeant sauce aux piments, nuoc mam, sauce de soja, sucre et jus de citron vert.

Mettre tous les ingrédients dans un saladier et arroser avec la sauce. Servir frais dans un joli saladier (ici, j'ai utilisé un saladier de chez "Alchimies" à Rabat - une adresse à ajouter à mon article d'hier -, je n'ai pas de vaisselle chinoise ici).

 

Bon appétit!

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 15:22

Avenue Mohammed V

 

 

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vous emmène à Rabat, la capitale du Maroc. C'est le grand centre politique et administratif du royaume où se trouvent le Palais Royal, les instances gouvernementales et les ambassades.

J'y ai vécu près de 14 ans, c'est dire que je la connais un peu.

 

Rabat est située au nord du Maroc, sur le littoral atlantique, sur la rive gauche de l'embouchure du Bou Regreg, juste en face de sa rivale durant des siècles, Salé.

 

Les premières traces de l'homme à Rabat se situent sur l'emplacement actuel du Chellah, au VIIIe siècle avant J.C. Ce sont les Romains qui ont donné le nom au lieu qui est une déformation de Sala, nom donné à l'époque au Bou Regreg. Ils y installèrent un port fluvial qui disparaît à la fin de l'Empire romain.

 

Au XIIe siècle, une tribu berbère de la dynastie des Almohades construit un ribat (forteresse), la future kasbah des Oudayas, sur l'éperon rocheux juste à l'embouchure du fleuve. Le nom actuel de la ville vient de Ribat Al Fath (le camp de la Victoire). A la fin du siècle le souverain Yacoub El Mansour agrandit la ville et la fortifie. Il fait ériger la Tour Hassan à l'image de la Koutoubia de Marrakech et de la Giralda de Séville, dont la construction ne sera malheureusement pas achevée avant sa mort. La fin de la dynastie almohade amorce le déclin de Rabat.La Tour Hassan

 

Au XVIIe siècle, les derniers maures chassés d'Espagne par Philippe III y trouvent refuge. Ils construisent pour se défendre "le mur des Andalous".

Les murailles 

En 1912, lors de l'instauration du protectorat français, Lyautey, séduit par la ville et sa position stratégique, impose au sultan Moulay Youssef de quitter Fès pour Rabat qui devient la capitale administrative du Maroc. Henri Prost, le grand urbaniste du protectorat est chargé de construire la ville nouvelle et sommé de ne pas toucher à la médina.

 

Aujourd'hui, le centre de Rabat n'a pas beaucoup changé. La médina est  ceinturée de murailles qui la séparent de la ville nouvelle. Il faut se promener dans ses rues pour s'imprégner de l'atmosphère d'une médina traditionnelle.

 

Entrez dans la médina par le marché central. Prenez la rue Souika, parallèle au mur des Andalous (l'avenue Hassan II) où se succèdent les boutiques de vêtements, d'épices, de fruits secs mais aussi bouchers, opticiens et autres commerçants.Commerce d'olives rue Souika Plus loin, vous arrivez au souk des babouches où vous pouvez trouver toutes sortes de chaussures. En continuant encore, vous vous retrouvez face au Bou Regreg. En tournant à gauche, vous accédez à la rue des Consuls, appelée ainsi car, au XVIIe siècle, les diplomates étrangers étaient tenus d'y résider. Bordée d'échoppes de marchands et d'artisans, de kissaria, on y trouve tous les produits artisanaux marocains.

Au bout de la rue des Consuls, vous apercevez la Kasbah des Oudayas avec sa porte monumentale, Bab El Kebir. Faites un tour dans le jardin des Oudayas et allez prendre un thé à la menthe au Café Maure d'où vous verrez le Bou Regreg Ruelle des Oudayaset la mer. Puis déambulez dans les ruelles où les maisons sont peintes à la chaux blanche et bleue. Faites une halte sur l'immense terrasse qui domine la mer et Salé. 

 

Ressortez de la Kasbah pour prendre le boulevard El Alou puis rentrez dans la médina par la rue Sidi-Fatah où habitaient les familles nobles venues d'Andalousie. Dans cette rue vous verrez la mosquée Moulay Mekki, la seule auLa mosquée Moulay Mekki rue Sidi Fatah Maroc à avoir un minaret de forme hexagonale.  Vous retrouverez ensuite l'animation des quartiers commerçants et pourrez admirer les vitrines des nombreux bijoutiers de la rue. En ressortant de la médina, vous pouvez aller manger quelques brochettes ou un tajine à "la Bahia", le long du mur des Andalous.

 

Ensuite, vous pourrez aller vous promener dans la ville nouvelle. Prenez l'avenue Mohammed V, magnifique avenue bordée d'immeubles art déco et de bâtiments construits sous le protectorat : la poste, la banque du Maroc, la gare...

Il reste encore beaucoup à découvrir à Rabat : le Chellah, le Palais Royal, la Tour Hassan, le mausolée Mohammed V, la Villa des Arts... Mais je vous laisse continuer la visite sur l'album photos "Rabat".

 

Bonne promenade!

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:19

 

 

 

Oranges navel

 

 

L'orange, qui pour certains est le fruit du jardin des Hespérides, est sans doute originaire d'Asie. On en trouve la trace en Chine, 2200 ans avant notre ère puis chez les Sumériens et dans l'ancienne Egypte.

L'orange amère (Citrus aurantium) a été la première à être diffusée. Au IIIe siècle, elle arrive en Afrique du Nord avant d'être introduite dans le sud de l'Europe par les Arabes aux environs de l'an 1000. Trop amère et acide pour être consommée crue, elle est utilisée dans des sauces, des desserts ou des liqueurs. Panier d'oranges amères

Ce n'est qu'au XVIe siècle que l'orange douce (Citrus sinensis) fait son apparition dans nos contrées, rapportée par les marchands gênois et portugais de leurs voyages en Chine et à Ceylan.

Pour produire ce fruit du soleil, les rois font alors construire des "orangeries" comme à Amboise et à Versailles.

 

Les noms de l'orange dans les langues européennes et  méditerranéennes portent la trace de ces pérégrinations. Certains ont été empruntés à l'arabe médiéval نرنجة, lui-même emprunté au persan نارنج, comme l'espagnol naranja qui a donné le français orange, le grec νεράνζι (orange amère), l'italien arancia ou encore l'occitan irange. Le tchèque pomeranč comme le polonais pomarańcza  viennent de l'ancien italien pomarancia (du latin pomum aurantium). D'autres langues nomment l'orange par le nom du Portugal comme le grec πορτοκάλι ou le bulgare дортокал. D'autres langues encore utilisent une périphrase signifiant "pomme de Chine". C'est le cas de langues germaniques et scandinaves : appelsin en danois, suédois et norvégien, sinaasappel en néerlandais ou encore апельсин  en russe. J'ai lu aussi qu'à Saint Domingue le jus d'oranges se dit juego de China. Je suis toujours surprise de voir à quel point l'étymologie des termes liés à l'alimentation est étroitement  liée aux différentes migrations.  Mais je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec ça.

 

OrangesL'orange est un fruit généralement rond et de couleur verte à orangée, à la peau plus ou moins épaisse et granuleuse. C'est un agrume comme le citron, la clémentine ou le pamplemousse. On en trouve toute l'année sur nos étals du fait de la diversité de ses provenances et de ses multiples variétés. Mais c'est surtout en hiver et au début du printemps qu'elle est consommée.

 

Le principal intérêt nutritionnel de l'orange est sa teneur en vitamine C. Une orange moyenne permet de couvrir pratiquement l'apport quotidien recommandé. Elle permet donc de lutter contre les agressions et la fatigue. Elle fournit par ailleurs des quantités intéressantes de minéraux variés comme le calcium, le potassium et le magnésium ainsi que des fibres bien tolérées. Tout ceci pour un apport énergétique modéré : 45 Kcal aux 100 g. De quoi nous inciter à en faire le fruit quotidien des mois d'hiver.

 

On peut déguster l'orange crue, telle quelle, pelée et en quartiers. On peut utiliser ses zestes (choisir alors des oranges non traitées) On peut la savourer en jus. Elle peut se préparer en marmelade et en confiture. En cuisine, on peut l'incorporer à des salades de fruits ou préparer des salades d'oranges. Elle s'utilise beaucoup en pâtisserie (cakes, gâteaux, crêpes Suzette, pain d'épices), en confiserie (orangettes) ou en sorbet.

Elle se marie très bien avec les viandes (tout le monde connaît le canard à l'orange) et les poissons.

 

Et pour vous reposer de cet exposé, je vais vous confier des recettes de cuisine marocaine où l'orange occupe une place importante.

 

 

Salade de carottes à l'orange

 

Pour 6 personnes :

400 g de carottes

2 cuillerées à café de sucre en poudre

1 cuillerée à soupe d'eau de fleur d'oranger

4 oranges

1/2 cuillerée à café de cannelle en poudre

Pignons ou amandes effilées

 

Râper les carottes lavées et épluchées. Couper deux oranges en petits dés après les avoir pelées. Ajouter le jus des deux autres oranges, le sucre, la cannelle et l'eau de fleur d'oranger. Bien mélanger, parsemer de pignons ou d'amandes effilées et servir frais.

 

 

Salade de betteraves à l'orange

 

Pour 6 personnes :

 

300 g de betteraves crues

Le jus d'une orange

2 cuillerées à soupe d'huile d'olive

1/2 cuillerée à café de cannelle

1/2 cuillerée à café de gingembre en poudre

1/2 cuillerée à café de poivre

1/2 cuillerée à café de sel

1 cuillerée à café de graines de sésame

 

Éplucher les betteraves puis les râper. Mélanger dans un saladier avec le reste des ingrédients (à l'exception des graines de sésame). Mettre au frais. Avant de servir, parsemer de graines de sésame préalablement grillées.

 

 

Salade d'oranges à la cannelle

 

Pour 6 personnes :

 

1 kg d'oranges

1 cuillerée à café de cannelle

1 cuillerée à soupe d'eau de fleur d'oranger

1 cuillerée à soupe de sucre en poudre

 Feuilles de menthe fraîche

 

Peler les oranges à vif. Les couper en rondelles pas trop épaisses puis les saupoudrer de sucre en poudre et de cannelle. Ajouter l'eau de fleur d'oranger. Bien mélanger et mettre au frais jusqu'au moment de servir. Disposer alors quelques feuilles de menthe sur le dessus du plat.

 

 

Avec ces salades, vous ensoleillerez votre table d'hiver. Et si vous n'avez pas assez de couleurs, allez voir l'album photos "orange"

 

A bientôt

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:46

 

 

 

Tortilla espanola

 

 

 

Bonjour,

 

Je vous ai promis des recettes pour l'apéritif. Je vous présente ma préférée, la plus simple mais aussi une des meilleures, celle de l'omelette à l'espagnole. Cette omelette que l'on trouve sur tous les comptoirs à l'heure du tapeo en Espagne. On peut la manger comme plat avec une salade, en sandwich ou encore comme tapas, chaude ou tiède.

 

  tortilla en cubes

Pour une omelette :

 

6 pommes de terre

1 gros oignon ou 2 moyens

1 poivron rouge en boîte

8 oeufs

Huile d'olive

Sel

 

 

Éplucher les pommes de terre et les oignons.

Couper les pommes de terre en grosses frites puis les émincer assez finement. Faire chauffer une poêle à revêtement anti-adhésif avec deux cuillerées à soupe d'huile d'olive.P1050377 Mettre à cuire les pommes de terre. Ajouter les oignons coupés en lamelles fines (aujourd'hui, j'ai employé des oignons nouveaux, ce qui ajoute un peu de couleur, blog oblige!). Faire revenir à feu doux pendant très longtemps jusqu'à cuisson complète des pommes de terre. Enfin, rajouter le poivron coupé en bâtonnets. Saler et réserver.

 

Battre les oeufs à la fourchette dans un bol. Saler.  Ajouter le mélange pommes de terre-oignons-poivron.

Faire chauffer une poêle à revêtement anti-adhésif, si possible à bords droits. Ajouter l'appareil. Faire chauffer deux minutes à feu assez fort puis baisser le feu. Quand les oeufs commencent à cuire sur le dessus, prendre un plat ou mieux un tourne-omelettes (cf. ci-contre une photoTourne-omelettes de cet ustensile que l'on  trouve dans le sud-est de la France où on fait aussi des omelettes plates). Le poser sur le plat et retourner l'omelette d'un coup sec. Puis la faire glisser dans la poêle chauffée et remettre à cuire quelques minutes.  

Servir chaud ou à température ambiante.

 

Si vous servez cette omelette avec tout un assortiment de tapas, la couper en cubes dans chacun desquels vous enfoncerez un palillo (petite pique).

 

¡Que aproveche!

 

A bientôt pour d'autres recettes

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  • La nutrition en couleurs
  • Médecin nutritionniste, passionnée par la lumière et les couleurs, j'aime faire partager à ceux qui m'entourent mes connaissances en cuisine et en nutrition pour qu'ils puissent concilier santé, plaisir et gourmandise.
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