Bonjour,
Bravo à Stéfany qui, la première et très vite, a reconnu que la photo de la devinette de samedi dernier représentait un détail de tableau de Pierre Soulages.
Et merci à tous ceux qui ont répondu à cette devinette même s'ils n'ont pas donné la bonne réponse.
Pierre Soulages est connu de tous pour son usage des reflets de la couleur "noir" qu'il appelle noir-lumière ou outre-noir.
Né en 1919 à Rodez, il commence à peindre des toiles abstraites dès 1946. Il utilise le brou de noix dans ses toiles où le noir domine déjà.
Très vite, c'est la puissance du noir qui l'intéresse. Et le pouvoir qu'a la matière par sa texture de refléter la lumière. Encres, goudrons, brou de noix, gouaches, huile, acrylique, Soulages utilise toutes les matières pour faire jaillir la lumière de l'obscurité.
Dès l'enfance, il avait remarqué que le noir faisait ressortir la blancheur.
Il s'aperçoit aussi qu'une couleur sombre, placée à côté du noir, s'éclaire.
Dès la fin des années 70, ses toiles deviennent entièrement noires. On y trouve des sillons, des entailles, des reliefs qui créent des jeux de lumière et de couleurs, d'où le terme d'outrenoirs donné à ces tableaux mono-pigmentaires. La matière noire est une sorte de matrice de reflets dont naît la lumière.
Ces outrenoirs sont de grands polyptyques striés où Pierre Soulages avec ses outils (brosses, truelles, racloirs... qu'il s'est lui-même confectionnés) crée des sillons, des nervures, des sens et des contresens qui changent de couleur selon l'incidence de la lumière. Certains noirs deviennent presque bleus, d'autres verts, d'autres sont carrémént argentés ou dorés...

Comme le disaient les anciens (en latin le noir mat ater s'oppose au noir brillant niger comme en ancien haut-allemand swarz s'oppose à blach), il n'y a pas qu'un noir... (cf. Et si le noir était une couleur...).
A bientôt!
P.S. Excusez la médiocre qualité des photos que j'ai prises au musée Fabre de Montpellier avec mon téléphone.
jusqu'au 13 novembre 2011, réunit des oeuvres de la famille Chillida, des collections de la Fondation Maeght et des prêts de collections européennes. Elle est l'occasion de découvrir les différents matériaux travaillés par Chillida, le fer bien sûr mais aussi le bois, le granit, le béton, la terre chamotée ou encore l'albâtre. Elle présente aussi certaines de ses oeuvres sur papier, des gravures et des collages. Je vous laisse admirer quelques-unes de ces réalisations. 
De nombreuses autres pièces ont été trouvées lors de la Mission Djibouti menée par Marcel Griaule en 1931. L'exposition met l'accent sur l'aspect esthétique de ces cimiers antilopes en bois sculpté, gravés, patinés, peints, dont le style et les matériaux varient en fonction des régions. Les pièces de la région de Bougouni combinent plusieurs motifs animaux. Celles de la région de Bamako sont marquées par l'horizontalité alors que celles de la région de Ségou donnent une impression de verticalité accentuée.
Dans certaines pièces figurent des perles, des cauris, des miroirs, de véritables cornes d'antilope, du métal...