Bonjour,
Aujourd'hui, je vous emmène avec moi au golf de Bamako. Un petit paradis au milieu de la ville, juste à côté du marché
et du centre-ville. C'est un petit 9 trous dont quelques départs sont modifiés au retour pour en faire un 18 trous. Deux par 4 à l'aller, deux au retour, tous les autres sont des par 3.
Je voulais en parler depuis longtemps pour tous les golfeurs qui viennent s'installer à Bamako et qui se demandent s'ils pourront y pratiquer leur sport préféré. Je me suis posé la question avant de venir au Mali et je n'ai pu trouver la réponse sur internet que par le biais de Bamako Accueil* qui avait mis sur son site quelques photos d'une journée d'initiation au golf. Il y avait donc bien un golf à Bamako. Mais je n'ai pu en savoir plus qu'en discutant bien plus tard avec des amis ayant vécu à Bamako. Rien sur le net.
Je vais essayer de combler ce déficit, en vous demandant de m'excuser pour les détails techniques. Je ne suis pas pro en la matière !
Le parcours (les 18 trous) fait un peu moins de 3000 m. Le terrain est plat et les trous se croisent. Parcours facile,
me direz-vous. Non, pas vraiment. Car, même s'il ne présente pas de difficulté particulière, ce parcours demande beaucoup de précision. Pas besoin de gros driver ni même de bois de parcours. Les fers suffisent (aux bons joueurs !) pour atteindre presque tous les greens des par 3 en un. Mais les départs sont en général assez étroits, surtout celui du trou n° 13, un dog leg à droite de 250 m, que vous pouvez apercevoir ci-contre.
Les greens sont bien défendus, par des bunkers où le sable est souvent dur, particulièrement en saison des pluies. Les bunkers qui encerclent le trou n° 2 (il y en a 3) sont particulièrement méchants (pour moi en tout cas).
Pas d'obstacle d'eau si ce n'est un anneau qui encercle le green du 8 (et 17), deux "piscines" protégeant le green du n°7 (et 16) et un obstacle d'eau (sans eau) devant le trou n° 9 (et 18).
Le golf est très bien entretenu et les greens, sans pouvoir rivaliser avec ceux d'Atlanta, sont toujours verts. La végétation est luxuriante. Le parc dans lequel le golf est implanté contient des arbres très anciens, dont un énorme fromager (cf. Le fromager et le kapok ), des manguiers, des flamboyants (rouges et bleu, il y a un jacaranda), des tulipiers du Gabon, des eucalyptus, des frangipaniers, des calebassiers... Des espèces nouvelles
sont ajoutées régulièrement, des rosiers, des bougainvillées, des Plumbago, des Lantana, des lauriers-roses... Il n'est donc pas étonnant que des visiteurs aient envie d'y faire un petit tour. D'autant plus que le golf est situé dans l'enceinte de l'hôtel de l'Amitié, un des plus grands hôtels de Bamako. Attention, au risque d'accidents qui n'est pas négligeable, car certaines balles ont tendance à s'égarer et à sortir du droit chemin.
Pour s'entraîner, il n'y a pas de practice, à part un petit putting-green. Vous pouvez cependant taper des balles deux après-midi par semaine, le parcours étant alors réservé à l'entraînement.
Le comité d'organisation est très dynamique et de nombreuses compétitions sont organisées toute l'année (sauf en été où les joueurs se comptent sur les doigts de la main, non, des deux mains, comme vous pouvez le voir sur ces photos !). Compétitions qui se terminent souvent par un déjeuner amical à l'ombre des cocotiers... A côté du trou n°19, dont j'ai oublié de vous parler, ce sera pour une autre fois. Sachez seulement qu'on y trouve toutes les boissons fraîches, un bon café et, certains jours, des petits déjeuners.
Au moins deux fois par an, et en particulier à la rentrée, sont organisées des
journées "Portes ouvertes" avec initiation au golf. Tous sont invités à y participer, les jeunes (et même les très jeunes) comme les seniors.
Pour ceux qui veulent faire du shopping, il n'y a pas pas un véritable pro shop. Mais vous pouvez acheter des balles, un gant et même un polo aux armes du club de Bamako. Que demander de plus ?
Je vous laisse regarder quelques photos de ce mignon petit parcours. Une bouffée d'oxygène au centre de Bamako...
* Bamako Accueil : association pour l'intégration des familles françaises et francophones au Mali, affiliée à la Fédération Internationale des Accueils Français à l'Etranger (FIAFE). Pour plus de détails, consulter le site www.bamakoaccueil.com.

Bonjour et bonnes vacances à toutes et tous mes partenaires !
A bientôt !
La saison des pluies est bien installée et il ne fait pas très beau en ce moment.


Au Mali, on peut voir ces pirogues partout sur le fleuve. Dans le delta du Niger, selon la légende, la première pirogue aurait été construite au moment du déluge par les 300 djins qui travaillaient pour le prophète Misira. D'autres racontent que c'est le chasseur légendaire Mama Pamanta qui, ayant réussi à se débarrasser de deux serpents très dangereux, hérita de leur pirogue qui n'était autre ... qu'un python. D'autres encore parlent d'une pirogue en or appartenant à la divinité d'eau Maïma. Ce qui est sûr, c'est que les pirogues du Mali sont très anciennes. D'abord construites en jonc, en roseau et en paille, elles sont ensuite taillées dans des troncs de bois. Les techniques évoluant, on est passé de la pirogue monoxyle à la pirogue cousue puis à la pirogue cloutée.
Les pirogues cousues, sont fabriquées avec des planches de bois dur, le plus souvent de caïlcédrat (Khaya senegalensis). Elles sont souvent de plus grande taille et permettent le transport de lourdes marchandises. René Caillié raconte : "La grande pirogue qui devait nous conduire à Tombouctou était dans le port, et ... nous allions nous y embarquer. Elle était couverte de nattes, et chargée de riz, de mil, de coton, d'étoffe, de miel, de beurre végétal, et d'une infinité d'autres productions du pays. Cette embarcation me parut très fragile; elle était, comme les petites, jointe avec des cordes; elle avait bien soixante tonneaux de jaugeage."
A l'heure actuelle, quelques chantiers fabriquent encore des pirogues. Le bois est brûlé ce qui le rend plus malléable. Les planches sont sciées. Les clous sont forgés à l'unité sur place à partir du fer blanc des boîtes de conserve. Pour obtenir une étanchéité maximum, on place des chiffons entre les planches avant de les clouer. Le bois le plus employé est toujours le caïlcédrat même si l'on en trouve de moins en moins. La construction d'une pirogue de 9,5 m peut nécessiter jusqu'à deux tonnes de bois. Les pirogues fabriquées en caïlcédrat ont une durée de vie de vingt ans environ. Encore faut-il choisir un bon bois qui a un bon djinn. La pirogue rapportera alors beaucoup d'argent à son propriétaire. Si l'arbre coupé a appartenu à un mauvais djinn, la pirogue construite avec ses planches ne sera pas excellente et le propriétaire de cette
embarcation n'aura plus qu'à la vendre pour en acheter une autre. Sinon il sera toujours malchanceux.
saison. Elles assurent les transports de marchandises (et en particulier du sable) et des personnes. Elles sont aussi utilisées pour la pêche et gardent encore aujourd'hui une dimension culturelle. Elles occupent une place centrale dans les sociétés des pêcheurs Bozos.
Je vous laisse les admirer dans les albums photos du Mali (Bamako, Ségou, Ségou Koro, Environs de Markala) où j'ai ajouté quelques nouvelles images.
Peints en vert, les sotrama desservent tous les quartiers de la capitale du Mali. Sommairement aménagés, ils peuvent transporter jusqu'à 23 passagers plus le conducteur et l'apprenti ou prantiquè (celui qui récupère l'argent du trajet
auprès des passagers). Si on les remarque quand on arrive à Bamako, c'est qu'ils sont en général très colorés. Tous les sotrama sont différents et il est rare d'en voir un sans dessin, autocollant ou inscriptions diverses et variées. En général en très mauvais état, ils n'ont que très rarement des vitres, ce qui permet de laisser circuler librement l'air à l'intérieur. Ils sont tellement emblématiques de Bamako, que le Musée national du Mali en expose un dans la cour avec ses personnages en carton pâte. Plus vrai que nature...
trajet.
C'est de cette période que date le quartier colonial de Ségou avec ses bâtiments d'architecture néosoudanaise comme le palais du gouverneur, le siège de l'Office du Niger, l'Hôtel de Ville ou la Poste.
et le départ du Kankou Moussa, ce grand bateau de la Comanav qui assure la liaison de Koulikoro, à côté de Bamako, à Gao au nord du Mali.
Vous y trouverez certainement votre bonheur.
Je vous propose une petite visite en images (dans l'album photos "Bamako"). Je n'ai pas tout photographié. Il y a plein d'autres choses à voir à Bamako. Mais ces images vous donneront un petit aperçu de ce qui m'a frappée quand je suis arrivée ici.