Bonjour,
Traditionnelle, classique, dansante, la musique rythme les Fêtes. Plus de mille musiciens animent ces 5 jours. Dès le petit matin, gaiteros et txistularis circulent dans les rues.
Les gaiteros du Roi Léon jouent aux côtés des géants de la Cour. Ils les accompagnent dans les rues avant d'aller réveiller le Roi Léon à la mairie.
Gaitas et txistu, instruments traditionnels basques, résonnent dans les rues.
Sur les places, les bandas et des musiciens venus d'autres horizons mettent l'ambiance et font danser les festayres à toute heure de la journée et de la nuit.
Bonnes fêtes !
Bonjour,
Aujourd'hui c'est jeudi, jour des enfants aux fêtes de Bayonne. L'orage menaçant n'a pas empêché le roi Léon de se lever et petits et grands de venir le saluer avec toute sa cour.
Avant d'aller se promener dans les rues de la ville...
Et d'aller à la poterne où un déjeuner était organisé pour eux...
Certains ont préféré les jeux...
Et tous ont lancé des confettis...
Bonne journée à tous les enfants !
Bonjour,
Aujourd'hui commencent les Fêtes de Bayonne.
Créées en 1932 à l'initiative de Benjamin Gomez, architecte à Bayonne et conseiller municipal, elles débutent tous les ans le mercredi qui précède le premier week-end du mois d'août.
La tenue de rigueur est le blanc souligné d'un foulard et d'une ceinture rouge. Cette tenue n'est pas traditionnelle de la région. Elle a été empruntée à la Navarre voisine et aux Fêtes de Pampelune.
A 22 h aura lieu l'ouverture officielle des Fêtes, avec la remise des 3 clefs de la ville : celle du Grand Bayonne, celle du Petit Bayonne et celle de Saint-Esprit. Le roi Léon sera au balcon de la mairie et les clefs seront lancées dans la foule. A partir de ce moment le Roi Léon veillera sur les fêtes.
Dès jeudi, à midi (et à 13 h le dimanche), on célèbrera le réveil du roi Léon. Il sera entouré de sa cour : six courtisans énormes, des géants qui tous les matins sillonneront les rues de Bayonne pour le plus grand plaisir des enfants. Ce sont le Fou du Roi, le Maréchal, le Chocolatier, la Gouvernante, le Médecin et la Favorite.
Mais d'où vient le Roi Léon ? En fait, c'est Léon Dacharry, figure bayonnaise des années 50. Interprète de répertoire lyrique, il était commissaire-vendeur chez Velten, un magasin d'imperméables des quais de la Nive aujourd'hui disparu.
Bonjour,
Au Pays basque, le piment est très utilisé. Il en existe de nombreuses variétés, tant au Pays basque nord qu'au Pays basque sud (de l'autre côté de la frontière, en Espagne). Je vous ai déjà parlé du piment doux du Pays basque connu aussi sous le nom de piment d'Anglet (cf. Le Biper eztia ou piment doux du Pays Basque et du Seignanx) et du piment d'Espelette qui a depuis longtemps déjà dépassé les frontières du Pays basque (cf. Le piment d'Espelette et l'axoa). Ce sont les piments cultivés du côté français.
Au Pays basque espagnol, d'autres variétés sont cultivées.
Les pimientos del piquillo de Lodosa sont des piments petits et charnus qui sont cueillis à maturité, quand ils sont rouges. A peine piquants, on les utilise le plus souvent farcis (de morue surtout).
Moins connus sont les pimientos de Gernika. Récoltés jeunes et verts, on les consomme frits à la poêle ou à la plancha, à l'apéritif. Ce sont des piments doux comme les piments d'Anglet. A maturité, ils ont la taille d'un long poivron. Leur peau est assez dure. On les pèle et on les fait sécher.
Les guindillas de Ibarra sont de petits piments cultivés dans la province de Guipuzcoa. Longs et fins, ils sont doux quand on les récolte verts et jeunes. On les consomme frits comme les piments de Gernika ou conservés dans le vinaigre. On les déguste alors avec les viandes froides, la charcuterie...

Ces deux variétés de piments (pimientos de Guernika ou Gernikako piperra et guindillas de Ibarra ou Ibarrako piparrak), ont reçu le label Eusko Label qui garantit leur qualité et leur origine.
Vous trouverez aussi au Pays basque une autre variété de piments qui n'est pas originaire du pays mais qui est aussi fréquemment utilisée en tapas, frits, les pimientos de Padrón. Ces piments, cultivés à Padrón, en Galice, ont une particularité : uns pican e outros non (les uns piquent, les autres non). Rien ne permet de différencier les doux et les piquants. Il semble cependant que les premiers de la saison sont souvent doux alors que ceux de l'arrière-saison, et particulièrement les plus petits, sont plus souvent piquants.
Si vous passez au Pays basque, goûtez-les tous. Vous ne le regretterez pas.
A bientôt !
Bonjour,
Les fêtes de Bayonne, ce n'est pas pour aujourd'hui. Elles ne commencent que mercredi prochain. Mais la ville se prépare et l'on sent monter l'atmosphère de la fête. La musique est partout et, le soir, les Bayonnais vont écouter l'Harmonie Bayonnaise au Kiosque. Il faut dire que cette association est la plus ancienne de Bayonne. Elle a été créée en 1879.
Bonjour,
"Le Tigre qui pleure", un drôle de nom pour ce plat d'inspiration thaïlandaise que j'ai goûté la première fois dans un restaurant à ... Marrakech ! A part le fait qu'il nécessite beaucoup d'ingrédients que l'on n'a pas forcément dans ses placards (vous les trouverez dans les épiceries asiatiques), c'est un plat facile à réaliser qui apporte une touche exotique à un menu. La viande doit mariner longtemps (un minimum de 5 heures), prévoyez donc de faire vos courses la veille du jour où vous voulez réaliser cette recette. Son secret : une viande très tendre, d'excellente qualité.
Quant à l'origine de ce nom, la légende veut qu'un tigre, ayant goûté ce plat, l'avait tellement apprécié qu'il en avait pleuré...
Le tigre qui pleure
Pour 6 personnes :
1 kg de filet de boeuf
Pour la marinade :
4 cuillerées à soupe de sauce d'huître
3 cuillerées à soupe de sauce soja
1 cuillerée à soupe de cognac
1 et 1/2 cuillerée à soupe d'ail haché
3 cuillerées à soupe d'huile de sésame
2 cuillerées à café de poivre moulu
Pour la sauce :
1 cuillerée à café de pâte de crevettes
Le jus de 2 citrons verts
3 cuillerées à soupe de nuoc mam
1 cuillerée à soupe de sucre roux
3 échalotes émincées finement
1 bouquet de coriandre fraîche ciselée
4 brins de ciboule ciselés
2 cuillerées à soupe de sésame grillé
Commencer par préparer la marinade en mélangeant tous les ingrédients. Faire mariner la viande en tranches de 2 cm d'épaisseur environ dans ce mélange, au réfrigérateur, 5 heures au minimum.
Préparer la sauce d'accompagnement en mélangeant tous les ingrédients. Réserver au réfrigérateur.
Juste avant de servir, faire cuire la viande sur feu vif, quelques secondes de chaque côté puis la couper en lamelles d'un demi-centimètre d'épaisseur. Verser une partie de la sauce sur les tranches. Servir le reste de la sauce dans un bol. Accompagner de riz blanc, de salade et de tranches de concombres.
Bon appétit !
Bonjour,
Aujourd'hui, je continue sur ma lancée pour vous parler un peu plus des jardins Majorelle.
Ces jardins ont été créés par Jacques Majorelle, le fils de l'ébéniste Louis Majorelle, chef de file de l'École de Nancy. Né à Nancy en 1886, Jacques Majorelle vit au milieu des artistes de l'entourage de son père. Dès 1903, il affirme sa volonté de devenir peintre et, après des études à Paris, il s'éloigne peu à peu de Nancy. Après des voyages en Bretagne, en Espagne et en Italie qui lui font découvrir le pouvoir de la lumière, il va jusqu'en Égypte en 1910 où il découvre le monde de l'Islam, ses lumières, ses couleurs, ses coutumes. Les déclarations de guerre le ramènent en France en 1914. Il est mobilisé puis renvoyé dans ses foyers en 1916 à la suite d'une dégradation de son état de santé. En 1917, le Général Lyautey, proche ami de son père, l'invite au Maroc pour rejoindre les artistes dont il aimait s'entourer dans son travail de mise en valeur du Maroc. Le climat de Rabat et de Casablanca ne lui convenant pas, il se décide à se fixer à Marrakech où le climat est sec et chaud. Il s'introduit très vite dans les milieux européens et arabes de Marrakech.

Dès son arrivée, le charme de la ville opère sur lui. La ville-oasis avec ses couleurs, sa lumière et ses souks l'enchantent immédiatement. Il est frappé par le grouillement de Marrakech qui contraste avec la simplicité de l'Égypte. Il voyage dans le sud du Maroc et peint beaucoup, des scènes de rue, des villages, des souks, des kasbahs...
En 1923, il achète un terrain de plus d'un hectare à la limite de la palmeraie. Il y fait construire une maison de style mauresque, puis, en 1931, une villa cubiste dont il fera son atelier. Il en peint les murs d'un bleu outremer clair, que l'on appelle depuis "bleu Majorelle".
Passionné de botanique, il crée un jardin luxuriant qu'il enrichit sans cesse de nouvelles variétés de plantes venues du monde entier. Peu à peu il achète d'autres terrains alentour, crée des bassins dont les structures sont peintes du même bleu qui contraste avec le rose des allées et les autres couleurs dont il peint les poteries et les ferronneries. On trouve dans ses jardins 1800 sortes de cactées, fleurs tropicales, bananiers, fougères géantes, 400 variétés de palmiers...
A sa mort, les jardins sont laissés à l'abandon mais ils ont depuis été restaurés par ses nouveaux propriétaires, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. L'atelier de Jacques Majorelle a été transformé en musée d'art islamique. Il est ouvert au public ainsi que les jardins.
Je vous laisse regarder quelques-unes des plantes que l'on y trouve.
A bientôt !
Bonjour,
Je vous ai parlé l'autre jour des jardins de Marrakech (cf. Les jardins de Marrakech). Je voudrais aujourd'hui vous faire visiter l'un des véritables riads de la médina où j'ai eu la chance de séjourner il y a quelques années. Ce riad du XVIIIe siècle a appartenu à Denise Masson, islamologue française qui le légua à sa mort à l'État français.
Denise Masson avait découvert le Maroc à l'âge de 28 ans. Ancienne religieuse catholique, elle avait renoncé à ses voeux définitifs pour revenir à la vie civile. Très attirée par la culture marocaine, elle fit l'acquisition, grâce à ses parents, de ce magnifique riad dans la médina de Marrakech où elle vécut, honorée de son voisinage, jusqu'à sa mort à 93 ans. C'est à elle que l'on doit l'interprétation en français du Coran éditée en 1967 dans la collection de la Pléiade.
Celle que l'on surnommait "la Dame de Marrakech" fit de son riad qui possède l'un des plus grands jardins au coeur de la médina un lieu enchanté. Je vous laisse le découvrir en images.
La maison est caractéristique des maisons traditionnelles de la médina avec ses plafonds sculptés, ses stucs, ses bois peints et ses zelliges. Elle a conservé son orgue et son piano.
Ce riad a été restauré récemment et il est maintenant ouvert au public. C'est une résidence d'artistes, un salon de thé. Des expositions et des concerts y sont organisés. Si vous passez à Marrakech, ne manquez pas d'y aller faire un tour.
Bonne visite !

Les images de ce blog (dessins, photos...) ne sont pas libres de droits