Bonjour,
Avez-vous une idée de ce à quoi peut servir cet objet africain ?
Pas facile !
Bon week-end !
Bonjour,
Avez-vous une idée de ce à quoi peut servir cet objet africain ?
Pas facile !
Bon week-end !
Bonjour,
En Europe de l'est, en Allemagne, en Autriche, en République tchèque, en Slovaquie, en Roumanie, en Hongrie... comme plus près de chez nous en Alsace, il est de coutume de préparer pour Noël de petits gâteaux qui seront dégustés durant toute la période de l'Avent. Les préparatifs commencent dès novembre. Il existe de très nombreuses recettes.
La moitié de ma famille étant tchèque, j'ai assisté et participé depuis toute petite à la confection de ces petits gâteaux. Mes préférés sont les croissants à la vanille, appelés en tchèque vanilkové rohlíčky ou en allemand vanillekipferl. On dit qu'ils sont originaires d'Autriche où ils auraient été confectionnés pour célébrer la victoire de l'armée hongroise sur les Turcs.
Je vous en donne la recette.
Croissants à la vanille
Pour une quarantaine de petits croissants :
140 g de farine
105 g de beurre
45 g d'amandes en poudre
45 g de sucre
1/2 oeuf battu en omelette
1/2 cuillerée à café de vanille en poudre
60 g de sucre glace
2 sachets de sucre vanillé
Mélanger le sucre et la vanille en poudre. Ajouter le beurre mou, la farine, les amandes en poudre puis l'oeuf. Travailler doucement du bout des doigts jusqu'à obtenir une boule de pâte homogène. Réserver au réfrigérateur pendant au minimum une heure.
Préchauffer le four à 170°.
Diviser la pâte en quatre morceaux. Former des petits pâtons de pâte de 1 à 1,5 cm de diamètre. Les couper tous les 5 cm environ et façonner ces morceaux en croissants que vous placerez sur une plaque à pâtisserie légèrement farinée ou recouverte de papier cuisson ou de silicone.

Mettre au four une quinzaine de minutes. Pendant que les croissants cuisent, mélanger le sucre glace et le sucre vanillé dans un grand bol. Dès la sortie du four, rouler les croissants dans le sucre glace vanillé puis laisser refroidir sur une grille.
Ces petits gâteaux se conservent très longtemps dans une boîte en fer (mais j'ai bien peur que les miens ne tiennent pas jusqu'à Noël, il y a trop d'amateurs !).
Bonne préparation de Noël !
Bonjour,
Tous les articles que j'ai écrits sur Iznik jusqu'à maintenant parlaient des faïences d'Iznik en général. Je ne pouvais clore ce chapitre sans vous montrer une partie de la fabuleuse collection de carreaux d'Iznik du musée du Louvre.
Quand on pense "Iznik", on pense le plus souvent à "carreaux". Il faut dire qu'on ne peut que s'émerveiller devant ces carreaux qui décorent encore en Turquie les murs des mosquées, les pavillons de Topkapi ou les mausolées des princes ottomans.
La structure des murs de céramique reste la même tout au long de l'histoire d'Iznik et même après. Dans la partie inférieure, des carreaux forment une plinthe. Au-dessus, se déployent de grands panneaux constitués de carreaux répétant à l'infini le même motif ou formant une composition unifiée sous une arcature. La couleur de la bordure contraste généralement avec celle du champ central. Le mur est couronné d'un bandeau à inscription ou d'un bandeau de fleurons.
L'évolution des carreaux d'Iznik, qui est très bien expliquée au musée du Louvre, suit celle de la faïence produite dans cette ville en général.
Les carreaux d'Iznik n'ont pas toujours été carrés. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, on trouve des carreaux de forme hexagonale parfois combinés à des triangles.
Certains portent une étoile et conservent un dessin géométrique.

Après 1550, le carré s'impose.
Entre 1500 et 1540, les décors peints sous glaçure sont limités à deux tons de bleu.
Vers 1540-1555, le violet/aubergine et le vert s'ajoutent aux bleus. Puis apparaissent divers tons comme le corail, le rouge et des verts de nuances diverses. Une technique particulière, la "ligne noire", consiste à séparer des glaçures colorées par un trait de manganèse et permet une palette plus riche. Elle passe de mode après 1560.
Vers 1630-1660, les bleus prédominent, le rouge se fait plus discret et le dessin perd en précision. Apparaissent des représentations de la Mecque et de Médine.
Par décret de 1585, Iznik a l'obligation de consacrer toute sa production au Palais. La dernière grande commande impériale se fait pour la Mosquée bleue. C'est le début de la fin d'Iznik. En 1648, il ne reste plus à Iznik que 9 ateliers alors qu'on en dénombrait 300 au début du siècle. Et en 1719, les derniers fours d'Iznik sont définitivement abandonnés.
Vers 1720-1750, des céramistes d'Iznik viennent produire à Istanbul des carreaux à la vive palette incluant le jaune mais dont la qualité est inégale.
Au XVIIIe et au XIXe siècle, Kütahya devient le principal centre de production de céramique en Turquie. Il n'y a plus de production à Iznik depuis 1719.
Mais, en 1993, est créée la Fondation d'Iznik qui a pour but de faire connaître l'art de la céramique dans cette ville et de protéger cet héritage. Depuis 1996, une production respectant la technologie utilisée dans la fabrication des faïences d'Iznik au XVIe siècle sort des ateliers d'Iznik. Vive le renouveau d'Iznik !
A bientôt !
P.S. Vous pouvez voir une partie des faïences d'Iznik présentées au Louvre dans l'album photo "Iznik".
Bonjour,
Il fait froid et nous avons besoin de nous réconforter avec de petites douceurs. Je vous propose aujourd'hui de préparer quelques cookies faciles à réaliser et bien meilleurs que ceux que vous pouvez trouver dans votre supermarché.
N'allez pas croire que je vous conseille de manger des petits gâteaux pour rester en forme et/ou espérer perdre des kilos. Non, mais je vous incite à ne pas en acheter et à en préparer vous-même le jour où vous en aurez envie. Vous saurez ainsi ce qu'ils contiennent, vous vous ferez plaisir en les réalisant et vous ferez plaisir à ceux qui vous entourent. Et, comme vous n'en ferez pas tous les jours (ça prend plus de temps que de mettre un paquet de biscuits dans son caddie !), vous les apprécierez d'autant plus et vous en mangerez moins.
Avant de vous donner la recette, je veux vous dire un petit mot sur les flocons d'avoine. Pour beaucoup, flocons d'avoine est synonyme de porridge. Et pour beaucoup aussi, le porridge est une sorte de bouillie pas très appétissante. Car rares sont ceux en France qui savent le préparer.
Les flocons d'avoine sont en réalité un aliment très sain. On peut les incorporer dans n'importe quelle pâte pour améliorer sa qualité nutritionnelle. Les flocons d'avoine sont riches en glucides (60 g pour 100 g) à index glycémique moyen (non cuits, ils ont un index glycémique de 40 à comparer à l'index glycémique des corn flakes qui est de 85). Ils n'entraînent donc pas, comme les aliments à index glycémique élevé, d'élévation brutale de la glycémie.
Les flocons d'avoine sont riches en fibres (9 g pour 100 g dont 4 g de fibres solubles) dont le bêta-glucane qui a des propriétés régulatrices sur la glycémie et sur le taux de cholestérol.
Les flocons d'avoine contiennent aussi, comme les autres céréales, des protéines (11 g pour 100 g) et des lipides (8 g pour 100 g). Ils sont riches en vitamines du groupe B et en vitamine E et en minéraux (zinc, sélénium, cuivre, fer, manganèse, magnésium, phosphore, calcium...).
Les flocons d'avoine sont donc à recommander à tous (sauf à ceux qui présentent une maladie coeliaque ou intolérance au gluten).
Après cette apologie des flocons d'avoine, je vous donne vite la recette des cookies.
Cookies aux flocons d'avoine et aux raisins
Pour une trentaine de petits cookies :
85 g de beurre
4 cuillerées à soupe de sucre semoule
125 g de sucre roux (la prochaine fois, j'en mettrai moins, j'ai trouvé mes cookies trop sucrés)
1 oeuf
120 g de raisins secs
100 g de farine
150 g de flocons d'avoine
1/2 cuillerée à café de levure chimique
1/2 cuillerée à café d'extrait de vanille liquide
1/2 cuillerée à café de cannelle en poudre
1 cuillerée à soupe d'eau
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°.
Battre ensemble les deux sucres et le beurre ramolli dans un robot ou à la main jusqu'à obtenir une pâte jaune pâle mousseuse. Ajouter l'oeuf, la vanille et une cuillerée à soupe d'eau et continuer à fouetter le mélange.
Incorporer peu à peu la farine tamisée, la levure, la cannelle et le sel puis, en continuant de battre le mélange, les flocons d'avoine et les raisins secs.
Disposer sur une plaque recouverte de papier cuisson des petites boules de pâte de la taille d'une noix que vous aplatirez à l'aide de la paume de la main.
Faire cuire au four à mi-hauteur pendant 10 minutes environ. Le bord des cookies doit être bien cuit et le centre rester moelleux. Laisser refroidir sur une plaque et conserver dans une boîte en fer.
A déguster avec modération avec un bon café ou une tasse de thé...
A bientôt !
Bonjour,
Vous connaissez mon amour pour les lentilles. J'ai déjà écrit un article au sujet de cette légumineuse (cf. Des lentilles pour devenir riche... ) qui est la source essentielle de protéines peu coûteuses dans plusieurs régions du monde.
Je voudrais insister une fois de plus sur l'intérêt non seulement des lentilles mais aussi des autres légumes secs. Les Français les considèrent comme bénéfiques pour la santé mais ils pensent souvent, à tort, qu'ils font prendre du poids. Et la consommation annuelle française par habitant ne dépasse pas 2 kg. Les autres pays européens en consomment plus : 3,9 kg/an/habitant. La consommation au niveau mondial est encore plus importante : 5,9 kg par/an/habitant.
Et pourtant, les légumes secs sont une des meilleures sources de protéines végétales et de glucides complexes. Ils sont riches en fibres, en vitamines du groupe B et en minéraux comme le calcium et le fer. Et ils ne contiennent que peu de lipides (et des bons!). Ils font partie de la base de la pyramide alimentaire (cf. La pyramide alimentaire, La pyramide du régime méditerranéen) et sont classés dans deux des compartiments de l'assiette américaine (vegetables et proteins, cf. Il n'y a plus de pyramide alimentaire aux USA...).
Ils se conservent bien, se cuisinent aisément et on peut les accommoder de façon très variée. On peut les consommer en salades, en purée, en soupes, en plat principal, en accompagnement, été comme hiver.
Mais ils sont oubliés. Et j'essaie de vous les faire redécouvrir car je pense qu'ils ne méritent pas cet oubli. En vous proposant sur ce blog différentes manières de les préparer, je tente de vous réconcilier avec ces légumes oubliés.
Aujourd'hui, je vais vous proposer une recette indienne à base de lentilles corail. Ces lentilles sont décortiquées et ont, comme leur nom l'indique, une jolie couleur corail (qui, malheureusement, disparaît plus ou moins à la cuisson). Ces lentilles sont très utilisées dans la cuisine d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et surtout de l'Inde.
Comme les autres lentilles et comme les légumineuses en général, les lentilles corail contiennent beaucoup de protéines (19,2 g pour 100g). Si elles sont déficientes en méthionine et en cystéine (comme tous les légumes secs), elles sont riches en lysine (contrairement aux céréales). L'association des lentilles avec des céréales comme le riz permet d'avoir un repas complet en acides aminés essentiels.
Les lentilles corail sont aussi riches en glucides à index glycémique peu élevé (40,8 g pour 100 g) et pauvres en lipides (1g pour 100 g). Elles contiennent aussi des fibres mais moins que les lentilles non décortiquées (8,8 g pour 100 g), des vitamines (particulièrement de la vitamine B1) et des oligo-éléments (particulièrement du fer et du magnésium).
Sans plus tarder, je vous donne ma recette de dhal de lentilles corail (en Inde, le mot dhal désigne tout plat fait avec des légumineuses. Chaque famille a sa recette mais les ingrédients sont sensiblement les mêmes). Vous pouvez manger ce dhal avec du riz (basmati bien sûr !) et/ou avec un cari.
Dhal de lentilles corail
Pour 4 personnes :
250 g de lentilles corail
6 graines de cardamome
6 clous de girofle
1 bâton de cannelle
1 oignon
1 gousse d'ail
1 morceau de rhizome de gingembre de 2 cm
1 piment vert
1/2 cuillerée à café de garam masala
2 cuillerées à soupe d'huile
1/2 citron
Quelques feuilles de coriandre fraîche
Commencer par rincer les lentilles corail dans une passoire fine (les lentilles corail sont petites).
Préparer les autres ingrédients.
Hacher finement l'oignon.
Faire revenir les clous de girofle, le bâton de cannelle et les graines de cardamome dans une cocotte avec un peu d'huile. Ajouter l'oignon.
Râper le gingembre et écraser l'ail haché et le piment vert (je n'avais que du rouge!) épépiné et coupé en petites rondelles.
Quand l'oignon est transparent, ajouter la pâte obtenue avec le gingembre, l'ail et le piment.
Bien remuer et laisser revenir environ 5 minutes.
Puis ajouter les lentilles rincées et égouttées.
Laisser revenir une minute puis ajouter de l'eau de sorte qu'il y en ait un centimètre au-dessus des lentilles. Porter à ébullition, saler puis couvrir et laisser revenir à feu moyen pendant 15 à 20 minutes.
Ajouter alors le garam masala. Faire revenir deux minutes puis servir arrosé de jus de citron et parsemé de feuilles de coriandre (le mien sortait du congélateur!).
Vous n'avez plus qu'à vous régaler.
A bientôt !
Bonjour,
La réponse à la devinette de samedi dernier était : "fruits de jacaranda séchés et dorés à la feuille de cuivre".
Le jacaranda ou Jacaranda mimosifolia (ces feuilles ressemblent à celles du mimosa), que l'on appelle aussi "flamboyant bleu" est un arbre pouvant atteindre plus de 20 m de hauteur, originaire d'Amérique du sud et de Madagascar. En Europe du sud, certaines rues sont bordées de jacarandas, comme sur la photo ci-dessus prise à Jerez de la Frontera en Espagne. On peut voir de magnifiques jacarandas dans les avenues de Lisbonne ou de Séville. En France, on n'en trouve que sur la Côte d'Azur.
Le jacaranda se couvre de fleurs bleu violacé à la fin du printemps et en début d'automne (il fleurit alors moins).
Sur la photo ci-dessous, prise à Rabat au Maroc (où des rues entières sont bordées de jacarandas), vous pouvez voir un jacaranda en fleurs avec des fruits sur la droite. Ce sont ces fruits que j'ai ramassés (pour leurs graines) et que j'ai dorés à la feuille de cuivre en suivant la technique que je vous ai expliqué il y a longtemps déjà dans l'article La dorure.
Les fruits séchés se présentent comme ça...
Ils contiennent des graines que l'on peut planter quand on habite une région aux hivers doux.
Je me suis amusée à dorer ces fruits pour en faire des décorations de Noël. Vous pouvez faire de même avec des noix ou d'autres fruits séchés (comme les grenades mais il faut longtemps pour que ce fruit sèche). Pour ce faire, il vous faut de la peinture , des pinceaux, de la miction à dorer et des feuilles d'or, de cuivre, d'argent ou d'aluminium. Vous trouverez toutes les indications sur la marche à suivre dans l'article La dorure (cliquez dessus).
Merci à tous ceux qui ont participé et bravo à tous ceux qui ont presque donné la bonne réponse.
A bientôt !
P.S. J'ai oublié de vous dire que le résultat de ma dorure n'était pas mal ! Moins beau que le jacaranda en fleurs mais... on n'est pas loin de Noël. Alors, je vous offre une photo de jacaranda prise dans les jardins de la Mamounia à Marrakech.
Et vous montre mes fruits dorés (fruits de jacaranda, fruit de fromager, grenades naines séchées, oranges cueillies avant maturité et séchées) dans un compotier...

Plat
Iznik, vers 1575-1585
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Bonjour,
La céramique à Iznik se développe particulièrement au XVIe siècle. C'est à partir des années 1520 que se développe le style saz. Le terme "saz" désigne en turc ancien une forêt épaisse et luxuriante, peuplée de créatures fabuleuses. Il qualifie des compositions végétales dans lesquelles entrent des fleurs exubérantes et de souples feuilles aux contours dentelés. Ce style fut développé par un peintre et poète nommé Shah Quli (mort en 1556) qui travaillait à l'illustration des manuscrits pour la cour. Il concevait aussi des modèles destinés à être transposés sur des supports variés.
L'un des accents visuels des compositions saz est une feuille aux contours dentelés et aux nervures apparentes dite "hançeri" car sa longue courbe évoque une dague de poignard (hançer en turc). Simplifiée à l'extrême, elle prend l'aspect d'un simple "s".
Carreau - détail
Iznik, vers 1570-1580
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
A cet élément propre au style saz, sont associés des fleurs : tulipes, jacinthes, oeillets, violettes...
Je vous montre ci-dessous quelques exemples des pièces de ce style présentées au musée du Louvre.
Plat
Iznik, vers 1565-1580
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat
Iznik, vers 1565-1580
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Carreau
Iznik, vers 1545-1550
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
A partir des années 1560, les céramistes ottomans emploient une engobe à base d'oxyde de fer pour obtenir un rouge vif en léger relief. Ils expérimentent aussi des teintes subtiles tels le rouge corail ou le bleu lavande. Les compositons florales sont fréquentes. En effet, l'horticulture est un passe-temps répandu parmi les élites ottomanes.
Coupe à fond corail
Iznik, vers 1560-1570
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Carreau
Iznik
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Ecoinçon
Iznik
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat à décor floral
Iznik, vers 1565-1570
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat à décor floral
Iznik, vers 1565-1570
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre

Plat aux tulipes
Iznik, vers 1560-1575
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat à décors concentriques
Iznik, vers 1560-1575
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre

Plat au cyprès
Iznik, vers 1565-1570
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Les motifs de bateaux ou d'animaux apparaissent aussi souvent dans la céramique d'Iznik dès la seconde moitié du XVIe siècle et tout au long du XVIIe siècle.
Dans le dernier quart du XVIe siècle, les céramistes ottomans composent des décors abstraits qui s'enlèvent sur des fonds colorés ou des textures tels que les fonds d'écaille ou les fonds à spirales.
Plat à fond rouge
Iznik, vers 1585
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat à fond d'écailles
Iznik, vers 1585
Céramique, fond peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat à fond d'écailles
Iznik, vers 1585
Céramique, fond peint sous glaçure
Musée du Louvre
Bonjour,
Devinerez-vous ce que cette photo représente ?
La réponse lundi.
Bon week-end à tous !
Plat
Iznik, vers 1545-1550
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Bonjour,
Après l'introduction du bleu turquoise, la palette des céramiques d'Iznik s'enrichit encore d'une teinte rose ou aubergine, obtenue à partir d'oxyde de manganèse, et de différentes nuances de vert.
Le répertoire décoratif subit aussi une profonde transformation. L'inspiration est moins abstraite, les compositions sont libérées de la géométrie.
Plat
Iznik, vers 1545-1555
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat
Iznik, vers 1545-1555
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat
Iznik, vers 1545-1550
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Branches fleuries évoquant le renouveau du printemps, grenades et variétés de fleurs cultivées dans les jardins ottomans envahissent les surfaces.
Carreau aux branches fleuries
Iznik, vers 1540-1545
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Carreau aux branches fleuries
Iznik, vers 1540-1545
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Plat
Iznik, vers 1545-1555
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
A bientôt pour la suite de l'histoire d'Iznik!
Plat
Iznik, vers 1510-1520
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Bonjour,
Lors de mon dernier voyage à Paris, je suis allée visiter la nouvelle aile du Louvre dédiée aux arts de l'Islam. J'ai pu y admirer de merveilleuses - et très nombreuses - pièces. Le Louvre possède en particulier une très importante collection de céramiques et, parmi elles, beaucoup de pièces provenant d'Iznik. La prise de photos sans flash étant autorisée au Louvre, je peux vous faire profiter de ma visite en vous présentant quelques-unes de ces pièces. Aujourd'hui, je vous montrerai les premières céramiques de l'Empire ottoman.
L'appellation "céramique d'Iznik" désigne les productions réalisées à partir de la seconde moitié du XVe siècle dans la ville d'Iznik (anciennement Nicée) en Turquie. Les potiers d'Iznik développent des décors et des coloris qui rencontrent un succès grandissant tout au long du XVIe siècle.
Après la prise de Contantinople et l'installation de la cour ottomane dans l'ancienne capitale byzantine, on observe un renouveau dans de nombreux domaines artistiques. Il apparaît une production de vaisselle de céramique d'une grande perfection technique répondant aux besoins d'une élite en demande d'objets de luxe et d'apparat. Cette production devait se poursuivre durant tout le XVIe siècle avant de connaître une période de lent déclin au cours du siècle suivant. Cette céramique s'est très rapidement exportée, en Italie notamment. La ville d'Iznik en fut le centre de production principal.
Jusque vers 1520, les décors sont dominés par des formes végétales stylisées propres au répertoire islamique ("rumi", en référence aux Seljoukides de Rum) et des motifs floraux dits "hatayi" inspirées de l'art chinois (Chine se disait "Hatay" en ottoman).
Un bleu de cobalt intense et profond est employé sur les plus anciennes pièces.
Carreau de bordure
Iznik, vers 1506
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Carreau de bordure
Iznik, vers 1512
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Lampe de mosquée
Iznik, vers 1510
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Vase aux cyprès
Iznik, vers 1520-1525
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
Puis les compositions s'éclaircissent, s'aèrent et jouent l'alternance des fonds bleu et blanc. Vers 1520-1530, les céramistes explorent des voies nouvelles. Le répertoire se diversifie et des rehauts bleu turquoise (oxyde de cuivre) apparaissent.
Pichet
Iznik, vers 1530
Céramique, décor peint sous glaçure
Musée du Louvre
A bientôt pour la suite de la visite !
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