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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:57

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Bonjour,

 

Je vous ai dit l'autre jour (cf. Mangez du poisson ! ) que manger du poisson était bon pour la santé. J'ai eu de nombreuses réactions au sujet de cet article. Et je veux faire une petite mise au point.

Certes la consommation de poisson permet de couvrir les besoins en nutriments bénéfiques (et notamment en acides gras oméga 3). Mais les poissons sont considérés depuis de nombreuses années comme des contributeurs potentiels de substances toxiques comme le méthylmercure et les dioxines et PCB (polychlorobiphényles).

Les poissons contiennent tous des acides gras oméga 3 mais à des teneurs très différentes d'une espèce à une autre. Les poissons dits "gras" ont une teneur en lipides supérieure à 2%, les poissons dits "maigres" inférieure à 2%. Les poissons gras contiennent plus d'acides gras oméga 3 (EPA ou acide icosapentaénoïque et DHA ou acide docosahexaénoïque) que les poissons maigres. Mais à teneur lipidique équivalente, les poissons n'ont pas la même teneur en DHA et EPA. Ce que je résume dans le tableau ci-dessous tiré du rapport de l'AFSSA du 14 juin 2010 relatif aux bénéfices/risques liés à la consommation de poisson.

 

Teneur en lipides totaux

Teneur en ω 3

EPA et DHA

Espèces de poissons

 

Poissons gras (>2%)

Forte teneur

(3 g/100 g)

Saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée
Teneur moyenne (1,4 g/100 g) Rouget, anchois, pilchard, bar ou loup, truite, dorade, turbot, éperlan, brochet, flétan
Poissons maigres (<2%)

Faible teneur

(0,3 g/100 g)

Thon (conserve), colin ou lieu noir, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, merlu, baudroie ou lotte, carrelet ou plie, limande

 

Les poissons sont les premiers contributeurs de l'exposition au méthylmercure (MeHg). Le système nerveux du foetus étant très sensible au MeHg pendant son développement, l'AFFSA a recommandé aux enfants de 0-30 mois et aux femmes enceintes ou allaitantes d'éviter la consommation d'espadon, marlins et sikis ainsi que de requin et de lamproie, poissons prédateurs sauvages qui présentent des taux élevés de MeHg.

Le risque d'exposition aux dioxines et PCB augmente avec le nombre de poissons consommés et surtout avec le nombre de poissons gras consommés. Le risque de surexposition aux PCB par la consommation de poissons est avéré en raison de la contamination importante de certaines espèces très bioaccumulatrices (en particulier l'anguille, certains poissons d'eau douce comme le barbeau, le brème, la carpe...,  certains poissons gras...). Il est recommandé de limiter la consommation de ces espèces particulièrement pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes et les enfants de moins de 3 ans.

 

En conclusion, il est recommandé de manger deux portions de poisson par semaine (une de poisson maigre et une de poisson gras) pour couvrir les besoins en oméga 3 et limiter le risque de surexposition aux contaminants. Le respect de ces recommandations permet de plus d'améliorer les apports alimentaires en vitamine D (dont les poissons gras constituent la meilleure source).

Essayez de varier les espèces, les lieux d'approvisionnement (poissons sauvages, poissons d'élevage, lieux de pêche...) et mangez du poisson sans appréhension !

 

 

A bientôt ! 

 

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Published by La nutrition en couleurs - dans Nutrition
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  • La nutrition en couleurs
  • Médecin nutritionniste, passionnée par la lumière et les couleurs, j'aime faire partager à ceux qui m'entourent mes connaissances en cuisine et en nutrition pour qu'ils puissent concilier santé, plaisir et gourmandise.
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